Pink Lady
Le Pink Lady est un cocktail à base de gin, grenadine et blanc d’œuf apparu au début du XXᵉ siècle.
Sa toute première recette imprimée figure dans le Manual of Mixed Drinks de Jacques Straub en 1913. Il aurait été popularisé pendant la Prohibition aux États-Unis, notamment parmi les femmes, grâce à sa couleur rose élégante et son côté sucré masquant l’alcool souvent de mauvaise qualité à l’époque. Son nom viendrait de la comédie musicale “Pink Lady” de 1911. Ce cocktail à base de gin, de grenadine et de blanc d’œuf était devenu un symbole de raffinement et de féminité dans les bars à cocktails de l’époque.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
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4,5 cl
London Dry Gin
2 cl
Jus de citron
1 cl
Sirop de sucre
0,5 cl
Sirop de grenadine
1,5 cl
Blanc d'œuf
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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Remplir le verre de glaçons
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Verser l’ensemble des ingrédients dans un shaker
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Frapper en secouant énergiquement le shaker une dizaine de secondes
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Verser le mélange dans la coupe en filtrant les glaçons à l'aide d'une passoire à cocktail
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En guise de décoration coincer de fins quartiers de pomme sur le rebord du verre
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Votre Apple Pie est prêt
Conseil du barman
Comme tous les cocktails au blanc d’œuf, celui-ci gagne à un premier frappé sans glace avant le frappé sur glaçons : c’est ce qui donne le col dense et la couleur pâle. La grenadine se dose au demi-centilitre près, elle colore beaucoup plus qu’elle ne parfume.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Pink Lady
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Clover Club, le cousin à la framboise
Le grand frère du Pink Lady, né à Philadelphie avant la Prohibition : gin, jus de citron, sirop de framboise et blanc d’œuf, avec un trait de vermouth dry dans les versions anciennes. La framboise remplace la grenadine et donne un rose plus franc, plus acidulé, moins sucré. Même double frappé, même coupe, même mousse : quand on sait faire l’un, on sait faire l’autre.
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White Lady, la version blanche au triple sec
Le pendant sans couleur, attribué à Harry MacElhone : gin, triple sec ou Cointreau, jus de citron et blanc d’œuf. La liqueur d’orange remplace à la fois le sucre et la grenadine, et le cocktail sort d’un blanc laiteux. Plus sec, plus orangé, il vient des mêmes années que le Pink Lady, qui en est la version sucrée et rose.
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Pink Lady à l’applejack, la recette d’avant-guerre
Les livres américains des années 1930 ajoutent souvent une eau-de-vie de pomme au gin : 3 cl de gin et 1,5 cl d’applejack, le reste ne bouge pas. À défaut d’applejack, un calvados fait exactement le même travail. La pomme donne de la longueur et un fond de fruit sous la grenadine ; c’est la version que servent les bars qui se réclament de l’époque des speakeasies.
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Virgin Pink Lady, sans alcool
Le sour rose sans le gin : 2 cl de jus de citron, 1,5 cl de sirop de sucre, 0,5 cl de grenadine, un blanc d’œuf ou 3 cl d’aquafaba, et 4 cl d’eau plate ou de jus de pomme trouble pour tenir le volume. Double frappé comme l’original, la mousse monte tout aussi bien. Servi dans la même coupe, on ne distingue pas les deux verres à l’œil.
Questions fréquentes
Le Pink Lady se prépare-t-il au gin ou à la vodka ?
Au gin, depuis sa première recette imprimée en 1913 : le genièvre sec tient tête au sucre et à la grenadine. La vodka fonctionne, à 4,5 cl également, mais le cocktail perd son relief et devient un simple sour rose et sucré ; c’est un choix fréquent pour ceux qui n’aiment pas le gin. Si vous partez sur la vodka, montez le jus de citron à 2,5 cl pour compenser, et choisissez une vodka de blé, plus douce.
Quel est le dosage d’un Pink Lady ?
4,5 cl de London Dry Gin, 2 cl de jus de citron, 1 cl de sirop de sucre, 0,5 cl de grenadine et 1,5 cl de blanc d’œuf, soit environ un demi-blanc, pour une coupe servie sans glace. Les recettes anciennes vont jusqu’à un blanc entier et une cuillère de grenadine, pour un cocktail plus rose et plus sucré. Certaines se passent même de citron : sans acidité, le Pink Lady tourne vite au sirop, gardez-le.
Peut-on faire un Pink Lady sans blanc d’œuf ?
Oui, avec 3 cl d’aquafaba, le jus des pois chiches en conserve, qui monte une mousse comparable et ne change pas le goût. On peut aussi le supprimer tout simplement : le cocktail devient un gin sour rose, transparent, un peu plus vif. Ce qui disparaît, c’est la texture soyeuse et la couleur pâle, le blanc d’œuf éclaircissant la grenadine en rose poudré. Si vous gardez l’œuf, prenez-le très frais.
Pourquoi le Pink Lady est-il un cocktail de la Prohibition ?
Parce qu’il a fait sa réputation entre 1920 et 1933, quand le gin de contrebande était rude et que le sucre, la grenadine et l’œuf servaient à l’adoucir. Il partage cette histoire avec le Bee’s Knees, au miel, le Southside, à la menthe, ou le Mary Pickford, au rhum et à l’ananas, tous nés ou popularisés dans les speakeasies. Sa couleur rose et sa coupe en ont ensuite fait, dans les années 1950, la boisson dite féminine des bars américains, image dont il s’est depuis débarrassé.
Pink Lady martini, Pink Ladies : est-ce le même cocktail ?
Oui : « martini » désigne ici le verre, pas la recette. Le Pink Lady se sert sans glace, dans une coupe ou un verre à martini glacé, comme tous les sours à l’œuf servis « straight up », d’où l’appellation sur certaines cartes. Il ne contient ni vermouth ni vodka, et n’a rien d’un Dry Martini. On le trouve aussi écrit « Pink Ladies », au pluriel, en référence au film Grease, où c’est le nom de la bande de filles.










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