White Lady
La recette du cocktail White Lady a connu plusieurs versions.
Son créateur Harry MacElhone, bartender puis propriétaire à partir de 1923 du Harry’s New York bar à Paris, inventa le White Lady en 1919 alors qu’il travaillait au Ciro’s Club à Londres. Dans cette première version, la recette comportait de la crème de menthe, du triple sec et du citron. Finalement en 1929, Harry MacElhone, alors à la tête de son bar parisien, décide de revoir la combinaison du White Lady et remplace la crème de menthe par le gin. La recette n’a depuis plus changée et continue d’être servie au Harry’s New York bar.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
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6 cl
Gin
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1,5 cl
Triple Sec
1,5 cl
Jus de citron
1,5 cl
optionnelBlanc d'œuf
Glaçons
Préparation
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La recette du White Lady se prépare au shaker
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Verser dans le shaker tous les ingrédients. Attention ne pas ajouter de glaçons (dry shake)
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Frapper le shaker pendant une dizaine de secondes
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Rajouter dans le shaker une dizaine de glaçons, puis frapper de nouveau une quinzaine de secondes
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Verser le mélange dans la coupe en filtrant à l’aide d’une passoire à cocktail
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Déposer à la surface du verre un zeste de citron en guise de décoration
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Votre cocktail White Lady est prêt !
Conseil du barman
Le blanc d’œuf n’est pas obligatoire, mais sans lui le cocktail est nettement plus sec et plus tranchant. Si vous le mettez, le premier frappé se fait sans glace, une bonne dizaine de secondes, avant le frappé sur glaçons. Coupe glacée et filtrage soigné dans les deux cas.
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Recette mise à jour le
Les variantes du White Lady
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White Lady de 1919, à la crème de menthe
La première version de Harry MacElhone, au Ciro’s Club de Londres : pas de gin, mais 4 cl de crème de menthe blanche, 4 cl de triple sec et 2 cl de jus de citron, frappés et servis en coupe. Un cocktail mentholé et très sucré, qui a disparu des cartes dès que le gin l’a remplacé en 1929. Curiosité à essayer une fois, pour comprendre le chemin parcouru.
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Sidecar, le cousin au cognac
Même trio, spiritueux, triple sec et citron, avec le cognac à la place du gin : 5 cl de cognac, 2,5 cl de triple sec, 2,5 cl de jus de citron, frappés et servis en coupe, souvent avec un bord givré de sucre. Le Sidecar est le grand frère parisien du White Lady, né à la même époque. Plus rond, plus chaleureux, sans blanc d’œuf.
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Pink Lady, la dame rose
L’autre « Lady » des années 1920 : gin, jus de citron, sirop de sucre, un trait de grenadine et un blanc d’œuf, frappés à sec puis sur glace, sous une mousse rose. Le triple sec s’efface au profit de la grenadine, le cocktail est plus doux et plus fruité. Les deux se ressemblent assez pour que les bars les servent côte à côte, l’une blanche, l’autre rose.
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Lemon Drop, la version vodka
La vodka à la place du gin, et le sucre en plus : 6 cl de vodka, 1,5 cl de triple sec, 3 cl de jus de citron et 3 cl de sirop, frappés et servis dans un verre à martini au bord sucré. Sans le genièvre, le cocktail est plus simple et plus acidulé, un bonbon au citron pour adultes. C’est le White Lady tel que l’ont réinventé les bars américains des années 1970.
Questions fréquentes
Quel est le dosage d’un White Lady ?
Notre version est sèche : 6 cl de gin, 1,5 cl de triple sec, 1,5 cl de jus de citron et, si vous le souhaitez, 1,5 cl de blanc d’œuf. La recette de l’IBA est plus douce et plus citronnée, 4 cl de gin, 3 cl de Cointreau, 2 cl de jus de citron. Entre les deux, augmentez le triple sec si vous aimez les cocktails ronds, le citron si vous les aimez vifs ; le gin reste toujours majoritaire.
White Lady, Dame Blanche, cocktail lady : est-ce le même cocktail ?
Oui : « Dame Blanche » est simplement la traduction française du White Lady, utilisée sur certaines cartes, sans rapport avec le dessert à la glace et au chocolat. On croise aussi les graphies White Ladies, Whitelady ou Whyte Lady, qui désignent toutes le cocktail gin, triple sec et citron. Le Pink Lady, lui, est un autre cocktail, à la grenadine.
Qui a inventé le White Lady ?
Deux barmen se le disputent. Harry MacElhone, du Harry’s New York Bar à Paris, en donne la version à la crème de menthe en 1919, puis la version au gin en 1929. Harry Craddock, du Savoy à Londres, publie une recette au gin dans son Savoy Cocktail Book de 1930 et s’en attribue la paternité. Les deux ont sans doute contribué ; le cocktail, lui, est resté celui du Harry’s Bar.
Quel gin pour un White Lady ?
Un London Dry classique, sec et net, à 40 % ou un peu plus : le genièvre doit se sentir sous le triple sec et le citron. Les gins très floraux ou aux notes de concombre adoucissent le cocktail et lui font perdre son tranchant ; un gin citronné, en revanche, fonctionne très bien. Un Old Tom, légèrement sucré, rapproche du White Lady des années 1930, plus rond.
Dans quel verre servir le White Lady ?
Dans une coupe ou un verre à martini, passé quelques minutes au congélateur ou rempli de glaçons pendant la préparation. Le cocktail se sert sans glace, très froid, et se boit en quelques gorgées avant qu’il ne se réchauffe : d’où l’intérêt d’un petit verre, 12 à 15 cl au plus. Le zeste de citron pressé au-dessus de la mousse est la seule décoration nécessaire.
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