Pour progresser sans racheter
Points forts
- Scellement franc et étanche
- Grand volume : deux cocktails d’un coup
- Se nettoie en deux secondes
- Pièces remplaçables séparément
Limites
- Exige une passoire à part
- Le coup de paume demande un peu d’habitude
En bref
Commençons par une simple définition : un shaker, ou shaker à cocktail pour être précis, est un ustensile utilisé pour mélanger des boissons, généralement froides et alcoolisées.
Vous l’avez sûrement remarqué : il est bien plus difficile de mélanger et de dissoudre des ingrédients dans une boisson froide que dans une boisson chaude. Si vous ne nous croyez pas, faites le test vous-même ! Mélangez du sucre dans de l’eau chaude, puis dans de l’eau froide : dans l’eau froide, il vous faudra remuer beaucoup plus longtemps pour obtenir un mélange homogène. Or mélanger des ingrédients à une boisson froide est une constante en mixologie. Pour accélérer les choses, on fait appel à cet ustensile admirable qu’est le shaker : quand on le secoue, le liquide bouge beaucoup plus que si on l’avait remué avec une simple cuillère dans un verre. Le résultat est un mélange parfaitement homogène, à condition bien sûr d’avoir respecté les doses.
En plus de bien mélanger, le shaker refroidit la boisson considérablement et très rapidement. Les glaçons ajoutés dans le shaker se retrouvent entièrement et constamment au contact du liquide quand on secoue. De plus, en percutant les parois du shaker, ils se brisent en plus petits morceaux, ce qui augmente la surface froide en contact avec le liquide.
Enfin, secouer une boisson avec des glaçons permet de la diluer. Car oui, les cocktails doivent être dilués. Si ce n’était pas le cas, ce serait la soupe à la grimace à chaque gorgée : les doses d’alcool des cocktails dits « au shaker » sont pour la plupart importantes, et leurs recettes supposent que le mélange sera dilué de 25 % à 40 % pendant qu’on le secoue.
En résumé, le shaker est indispensable à la réalisation de très nombreux cocktails, car il permet :
Tous les shakers du marché se ramènent à deux familles. Le Boston, en deux parties, est celui des bars professionnels : il privilégie la rapidité et la robustesse, au prix d’un accessoire supplémentaire. Le Cobbler, en trois parties, intègre tout, mais chaque intégration a son revers. Le French shaker, qu’on croise de plus en plus, est une variante du Cobbler.
Le choix ne dépend pas de votre niveau, contrairement à ce qu’on lit souvent. Il dépend de ce que vous acceptez de gérer : un objet de plus sur le plan de travail, ou un bouchon qui se coince de temps en temps.
Le Boston shaker est de toute évidence le shaker fétiche des barmen : si vous avez déjà mis les pieds dans un bar à cocktails, vous l’avez très probablement vu à l’œuvre. Il est composé de deux parties : une grande timbale en métal (le tin des barmen) et une partie plus petite, soit une seconde timbale en inox, la version la plus courante aujourd’hui dans les bars, soit un verre à mélange. On verse les ingrédients et la glace dans la petite partie, puis on la coiffe de la grande timbale en tapant d’un coup sec pour que l’ensemble soit bien scellé. Pour desceller, c’est-à-dire séparer les deux parties, on tape du plat de la main sur le côté de la grande timbale, à la jonction : inutile de forcer.
Le Cobbler shaker est composé de trois parties : une timbale en métal, un couvercle en métal avec une crépine (une petite passoire) intégrée pour filtrer, et un capuchon. C’est une solution tout-en-un : rien à acheter en plus, et une prise en main immédiate. En contrepartie, son couvercle se bloque parfois au froid et sa crépine laisse passer les petits éclats de glace.
Le French shaker, parfois appelé Parisian shaker, est le moins courant des trois, mais il a le vent en poupe ces derniers temps. Il doit surtout son succès à son élégance. Il reprend la silhouette du Cobbler, en deux parties métalliques seulement et sans crépine intégrée. Pour certains, c’est le pire des deux mondes : comme le Cobbler, il est plus difficile à desceller que le Boston ; comme le Boston, il demande une passoire Hawthorne (passoire à ressort). C’est pourquoi il ne figure pas dans notre comparatif : à usage égal, le Boston fait le même travail plus simplement.
Un shaker seul ne suffit pas. Comptez, pour un poste de travail cohérent : le shaker, une passoire, un doseur. C’est le trio minimum, et il tient largement sous les soixante euros en entrée de gamme correcte.
Inutile d’y ajouter les coffrets à douze accessoires : la cuillère de bar et le presse-agrumes viendront quand vous en aurez l’usage, pas avant.
| Produit | Boston shaker — Jettory 50 + 80 cl | Shaker cobbler — NewGF 75 cl |
|---|---|---|
| Prix | 22,89 € | 12,00 € |
| Pour qui | Pour progresser sans racheter | Pour découvrir sans se poser de questions |
| Points forts |
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| Limites |
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| Lien | Voir le produit → | Voir le produit → |
Pour progresser sans racheter
Points forts
Limites
12,00 €
Pour découvrir sans se poser de questions
Points forts
Limites
L’étanchéité
C’est le seul critère non négociable. Un shaker qui fuit vous décourage en trois cocktails. Le métal sur métal du Boston reste la solution la plus fiable : on le scelle d’un coup sec, on le descelle d’une tape du plat de la main à la jonction.
La filtration
Le cobbler filtre seul mais grossièrement. Le Boston impose une passoire Hawthorne, à laquelle il faut ajouter un tamis fin pour les cocktails servis sans glace.
L’entretien
Deux pièces lisses se rincent en un geste. Un bouchon à joint retient les résidus et se lave mal — un détail invisible à l’achat, pénible à l’usage.
La matière
L’inox 304 ne rouille pas, ne retient pas les odeurs et supporte le lave-vaisselle. Les alliages bon marché piquent en quelques mois.
Certains liens de cet article sont affiliés : nous touchons une commission si vous achetez, sans que cela change le prix que vous payez. Les produits sont choisis par la rédaction, jamais achetés par les marques.
Les deux conviennent : tout dépend de ce que vous acceptez de gérer. Le Boston demande une passoire à part et un coup de main à prendre ; le Cobbler filtre seul, mais son couvercle se coince parfois au froid.
Avec un Boston, oui : c’est indispensable. Comptez une passoire Hawthorne, et un tamis fin si vous préparez des cocktails servis sans glace.
Une timbale de 800 ml environ permet de préparer deux cocktails à la fois. En dessous de 500 ml, vous n’en préparerez qu’un par passage.
Il est agréable à regarder mais casse au moindre choc thermique, et le verre refroidit moins vite que le métal. À réserver au service, pas à l’apprentissage.
Pour son allure, oui ; pour le travail, pas vraiment. Il demande une passoire comme le Boston et se descelle aussi difficilement qu’un Cobbler. À choisir si son élégance compte pour vous.
Cité dans cet article
À essayer
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