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Bloody Mary

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Il est de notoriété commune que le cocktail Bloody Mary tiendrait son nom de la fameuse reine d’Angleterre, Mary Tudor.

Toutefois, d’autres voix s’élèvent en partageant l’idée qu’il a été créé dans un bar à Paris dans les années 20 où le barman lui aurait donné son nom pour sa belle couleur rouge.

PRÉPARATION

5 min

DIFFICULTÉ

Facile

VERRE

Collins

CALORIES

≈ 165 kcal

Cocktail Bloody Mary servi en verre collins

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

  • 6 cl

    Vodka

    Voir la fiche →
  • 12 cl

    Jus de tomate

  • 2 cl

    Jus de citron

  • 1 trait

    Tabasco

  • 1 trait

    Worcestershire Sauce

  • 1 pincée

    Poivre noir

  • 1 pincée

    Sel de céleri

  • Glaçons

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. Remplir le verre Collins de glaçons

  2. Verser dans le shaker tous les ingrédients et des glaçons

  3. Mélanger le tout en tournant le shaker doucement de haut en bas (rolling)

  4. Verser le cocktail dans un verre Collins en filtrant la glace

  5. Déposer une tige de céleri en guise de décoration

Conseil du barman

Le rolling n’est pas une variante décorative du shake : frapper le jus de tomate le fait mousser et l’éclaircit, en lui faisant perdre sa texture. Faites simplement passer le mélange d’un récipient à l’autre, lentement. Assaisonnez en dernier, après avoir goûté : selon le jus utilisé, il faut souvent plus de citron et moins de sel qu’on ne le croit.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Bloody Mary

  • Virgin Mary, le Bloody Mary sans alcool

    La même recette sans la vodka : 15 cl de jus de tomate, 2 cl de jus de citron, Tabasco, Worcestershire, poivre et sel de céleri, roulés sur glace et servis avec la branche de céleri. Comme la vodka ne laisse aucun goût, la différence ne se sent presque pas : c’est le cocktail sans alcool qui trompe le mieux. Forcez un peu sur le citron et le poivre, l’alcool n’est plus là pour donner du relief.

  • Bloody Caesar, la version canadienne au Clamato

    Créé à Calgary en 1969, le Caesar remplace le jus de tomate par du Clamato, un jus de tomate additionné de bouillon de palourdes, qui lui donne une note iodée et salée. Mêmes doses, même assaisonnement, mais le bord du verre est givré de sel de céleri et la décoration va du cornichon à la pince de crabe. C’est le cocktail national du Canada ; le Clamato se trouve en France dans les épiceries nord-américaines.

  • Red Snapper, le Bloody Mary au gin

    Le nom sous lequel Fernand Petiot a servi son cocktail au bar de l’hôtel St. Regis de New York, en 1934, quand le mot « bloody » a paru trop cru à la direction : 6 cl de gin à la place de la vodka, qui n’existait guère aux États-Unis à l’époque. Le genièvre et les épices du gin se marient très bien à la tomate et au Worcestershire. Beaucoup de barmen le préfèrent au Bloody Mary d’origine.

  • Bloody Maria à la tequila, Cubanito au rhum

    Changez de spiritueux et le nom change : 6 cl de tequila blanche pour la Bloody Maria, avec un trait de sauce piquante mexicaine et un bord de sel au piment ; 6 cl de rhum blanc pour le Cubanito, plus doux, avec un peu plus de citron vert. La tequila est la meilleure des deux, son côté végétal répond à la tomate. Avec un aquavit ou un whisky tourbé, on entre dans les recettes de bar à brunch.

Questions fréquentes

Le Bloody Mary est-il un remède contre la gueule de bois ?

C’est sa réputation, pas une réalité. Aucune étude ne montre qu’un cocktail soulage les lendemains difficiles ; le jus de tomate, le sel et le citron réhydratent un peu, mais la vodka fait l’inverse. Ce qui aide vraiment, c’est l’eau, le sommeil et un repas. Le Bloody Mary reste le cocktail du brunch du dimanche parce qu’il est salé, épicé et ressemble à un plat : buvez-le pour cela, avec modération, et une Virgin Mary fera le même effet.

Qu’est-ce qu’un « Bloody Mary bar » ?

Un buffet de brunch, très répandu aux États-Unis et de plus en plus dans les hôtels français : la base tomate et vodka est servie en pichet, et chacun assaisonne son verre avec les sauces, épices et garnitures posées sur la table, Tabasco, raifort, cornichons, olives, bacon, crevettes, céleri. Pour en organiser un à la maison, préparez le mélange non assaisonné et disposez huit à dix condiments ; c’est le cocktail qui se prête le mieux au libre-service.

Dans quel verre servir un Bloody Mary ?

Dans un grand verre droit, collins ou highball, de 35 cl au moins, pour loger 20 cl de cocktail, la glace et la branche de céleri qui dépasse. Le bord peut être givré de sel de céleri : passez un quartier de citron sur le rebord et retournez le verre dans une soucoupe de sel mélangé au sel de céleri. Le verre à pied ou la chope sont des fantaisies de brunch. Évitez le verre étroit, la décoration ne tient pas.

Peut-on préparer un Bloody Mary à l’avance, en pichet ?

Oui, et il y gagne : le mélange tomate, citron, Worcestershire, Tabasco et épices s’améliore après quelques heures au réfrigérateur, les saveurs se fondent. Pour un pichet de six, 72 cl de jus de tomate, 12 cl de jus de citron, six traits de chaque sauce, une bonne pincée de poivre et de sel de céleri ; il se garde 24 heures. Ajoutez la vodka, 36 cl, au moment de servir, ou verre par verre sur la glace pour ceux qui la souhaitent.

Quel jus de tomate choisir pour un Bloody Mary ?

Un pur jus de tomate épais et sans sucre ajouté, en bouteille de verre plutôt qu’en brique, qui donne au cocktail sa texture. Les jus « nectar » ou déjà salés sont à éviter, ils déséquilibrent l’assaisonnement. L’été, un jus de tomates fraîches mixées et passées au tamis fait un Bloody Mary bien plus vif, à condition de le boire le jour même. Le jus doit être froid dès le départ : la glace ne doit servir qu’à rafraîchir, pas à diluer.

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