Black Russian
Vodka et liqueur de café, rien d’autre : un short drink né en 1949 à Bruxelles, pas en Russie.
Contrairement à ce que laisse penser son nom, le Black Russian n’a pas vu le jour en Russie, mais en Belgique sous les mains du chef barman, Gustav Tops, de l’hôtel Métropole de Bruxelles en 1949. Si son nom fait référence à la Russie, c’est simplement à cause de sa base de vodka, alcool ne pouvant être dissocié de la grande patrie des Tsars. Une de ses adaptions a donné naissance au White Russian, qui n’est autre qu’un Black Russian auquel on a rajouté de la crème fouettée.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
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6 cl
Vodka
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2,5 cl
Liqueur de café
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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Remplir un verre mélangeur de tous les ingrédients avec des glaçons
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Mélanger à l'aide d'une cuillère de bar
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Remplir le verre Old fashioned de glaçons
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Verser le mélange dans le verre en filtrant avec une passoire à cocktail
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En guise de décoration, piquer une cerise et un quartier de citron avec un cure-dent
Conseil du barman
Tout est dans la dilution : mélangez une vingtaine de secondes au verre à mélange, pas davantage, et servez sur un gros glaçon plutôt que sur plusieurs petits, qui fondraient trop vite dans un cocktail aussi court. Une liqueur de café peu sucrée laisse mieux passer la vodka.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Black Russian
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White Russian, avec de la crème
Le Black Russian sous un nuage de crème : vodka et liqueur de café dans le verre old fashioned plein de glace, puis 3 cl de crème liquide entière versée doucement en surface, sans remuer, ou à peine. Apparu dans les années 1960, il est devenu culte grâce au film The Big Lebowski, en 1998. Plus doux, plus gourmand, c’est un dessert autant qu’un cocktail. Le lait entier donne une version plus légère.
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Black Russian au cola, la version longue
Le même mélange, 4 cl de vodka et 2 cl de liqueur de café, dans un verre highball plein de glace, complété de 10 cl de cola bien froid : on l’appelle parfois Dirty Black Russian. Le cola allonge, sucre et rafraîchit, et le café ressort curieusement davantage. C’est la version des soirées, à 10 % environ dans le verre au lieu de 30. Un trait de jus de citron vert le rend moins sucré.
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Espresso Martini, avec du vrai café
Le descendant londonien des années 1980 : 5 cl de vodka, 2 cl de liqueur de café et un espresso serré refroidi, frappés fort au shaker et servis sans glace dans un verre à Martini, sous une mousse brune. Là où le Black Russian tire tout son café de la liqueur, l’Espresso Martini y ajoute l’amertume et la caféine du vrai café. Trois grains de café en décoration, et une pincée de sel pour arrondir.
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Brave Bull, la version à la tequila
Remplacez la vodka par 5 cl de tequila blanche ou reposada : même liqueur de café, même verre, même glaçon, et le cocktail change de continent. Le Brave Bull, « taureau courageux », est le Black Russian du Mexique, où le Kahlúa est fabriqué depuis 1936. La tequila apporte une note végétale et poivrée que la vodka n’a pas. Avec du rhum ambré, même dosage, on obtient un Black Russian caribéen, plus rond.
Questions fréquentes
Quel est le dosage d’un Black Russian ?
6 cl de vodka pour 2,5 cl de liqueur de café, dans un verre old fashioned sur glace, soit un peu plus de deux volumes de vodka pour un de liqueur. L’IBA indique 5 cl de vodka pour 2 cl de liqueur, la même proportion. Avec une liqueur sucrée, type Kahlúa, restez à 2 cl ; avec une liqueur de café plus sèche, vous pouvez monter à 3 cl. Il n’y a rien d’autre : ni jus, ni sirop, ni eau gazeuse. Le Black Russian se boit court et fort, avec modération.
Black Russian et White Russian : quelle différence ?
La crème. Le Black Russian, noir, c’est vodka et liqueur de café, rien d’autre ; le White Russian, blanc, est le même cocktail auquel on ajoute de la crème, ce qui le rend doux, laiteux et beaucoup plus facile à boire. Même verre, même glace, même méthode, le blanc se prépare simplement au verre, la crème versée en dernier. Le Black est un apéritif ou un digestif corsé, le White un cocktail de dessert ; on ne les sert pas au même moment de la soirée.
Quelle liqueur de café choisir ?
Le Kahlúa mexicain, à 20 %, est le plus courant : rond, sucré, un fond de vanille et de caramel. Le Tia Maria, d’origine jamaïcaine, est un peu plus sec et plus café. Les liqueurs de café récentes, type Mr Black, à base d’espresso, sont franchement amères et donnent un cocktail plus proche d’un café glacé alcoolisé. À défaut de liqueur, un espresso refroidi et 1 cl de sirop de sucre dépannent, pour un Black Russian moins alcoolisé et plus amer.
Le Black Russian est-il un cocktail russe ?
Non, et aucun des « cocktails russes » ne vient de Russie : le Black Russian est belge, le White Russian américain, le Moscow Mule californien. La Russie n’y est que par la vodka, l’alcool national. On dit aussi « russe noir » en français, mais le nom anglais reste la norme sur les cartes. Quant à la vodka, inutile qu’elle soit russe : une bonne vodka neutre à 40 %, polonaise, française ou suédoise, disparaît derrière la liqueur de café.
Faut-il un shaker pour un Black Russian ?
Non, et il vaut mieux l’éviter : sans jus ni blanc d’œuf, un cocktail composé uniquement de vodka et de liqueur se mélange à la cuillère, comme le Manhattan ou le Negroni. Le shaker l’aère, le trouble et le dilue trop. Beaucoup de bars le préparent directement dans le verre de service, vodka puis liqueur sur la glace, quelques tours de cuillère : le résultat est un peu moins froid, mais correct. La version frappée au shaker avec de la crème, c’est déjà un White Russian.









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