French 75
Celui par lequel commencer
Gin, citron, sucre secoués, puis le champagne par-dessus sans remuer. Sec, vif, préparé en deux minutes. Le meilleur ouvre-soirée du répertoire.
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À minuit, tout le monde boit la même coupe. Le reste de la soirée est long, et une bouteille de crémant sert à bien mieux que ça. Huit cocktails à bulles, du plus sec au plus fruité, avec les quantités pour dix personnes.
Le réveillon du Nouvel An a une particularité que Noël n'a pas : il dure. On commence à vingt heures, on termine à deux heures du matin, et la bouteille de champagne de minuit ne couvre qu'un instant de cette soirée. Le reste du temps, les invités boivent ce que vous leur donnez.
Les cocktails à bulles sont la bonne réponse pour une raison mécanique : ils sont moins alcoolisés qu'un cocktail court, ils se préparent vite, et ils se boivent lentement. Huit d'entre eux se font avec la même base, un crémant brut, et se distinguent par ce qu'on ajoute.
Le French 75 ouvre une soirée mieux que tout le reste. Gin, citron, sucre, complété au champagne. Il est vif, il n'écœure pas, et il se prépare pendant que les invités posent leur manteau. Si vous n'en retenez qu'un de cette liste, prenez celui-là.
Dans le même registre sec, le St-Germain Spritz remplace le gin par une liqueur de fleur de sureau et donne un cocktail floral, plus léger encore, autour de douze degrés dans le verre. Il passe très bien auprès de gens qui disent ne pas aimer les cocktails.
Le Bellini et le Mimosa sont les deux classiques du genre, l'un à la purée de pêche, l'autre au jus d'orange. Ils ont un défaut : mal faits, ils sont sirupeux. La règle est la même pour les deux, un tiers de fruit pour deux tiers de bulles, et surtout du jus pressé ou de la purée sans sucre ajouté. Le Champagne Smash, lui, se fait avec ce qui traîne dans la corbeille de fruits, écrasé au fond du verre.
La Soupe Angevine est le cocktail de mariage de l'Anjou : crémant de Loire, Cointreau, sirop de canne, citron, préparé une heure avant dans un grand récipient. Elle disparaît toujours plus vite que prévu. Le Cointreau Spritz suit la même logique, avec du jus d'orange en plus. Pour ces deux-là, la seule règle absolue est de ne jamais mettre la glace dans le saladier : elle fond, elle dilue, et à vingt-trois heures vous servez de l'eau pétillante.
Comptez deux verres et demi par personne sur la soirée, soit environ vingt-cinq cocktails à bulles. En pratique : quatre bouteilles de crémant, une bouteille de gin ou de liqueur selon les recettes choisies, dix citrons, un litre de jus de fruits si vous faites des fruités. Achetez une bouteille de plus que votre calcul. Elle sert toujours.
Celle que tout le monde commet : sortir le bon champagne à minuit, après quatre heures de cocktails. Personne ne le goûtera vraiment. Notre conseil, qui n'engage que nous : servez le bon champagne tôt, à l'arrivée, quand les palais sont frais, et gardez le crémant pour les cocktails et pour le douzième coup. Vous ferez plaisir à ceux qui savent, et les autres n'y verront rien.
Celui par lequel commencer
Gin, citron, sucre secoués, puis le champagne par-dessus sans remuer. Sec, vif, préparé en deux minutes. Le meilleur ouvre-soirée du répertoire.
Voir la recette →Le floral qui plaît à tout le monde
Liqueur de fleur de sureau, prosecco, eau gazeuse. Autour de douze degrés, léger, parfumé. C'est celui qu'on sert à ceux qui « ne boivent pas de cocktails ».
Voir la recette →Le classique du réveillon
Jus d'orange pressé et bulles, à parts égales ou deux tiers de bulles pour un tiers de jus. Avec du jus en brique, c'est plat. Pressez vos oranges, la différence est immédiate.
Voir la recette →La pêche, en version moderne
Purée de pêche blanche et prosecco, la recette d'Harry's Bar à Venise, revisitée en spritz. Une purée sans sucre ajouté, sinon le cocktail devient un dessert.
Voir la recette →Celui qu'on improvise
Fruits frais écrasés, citron, bulles. Framboises, fraises, raisin, ce que vous avez. Écrasez au fond du verre, ajoutez la glace puis les bulles, ne remuez pas.
Voir la recette →Le saladier qui disparaît le premier
Crémant de Loire, Cointreau, sirop de canne, citron. Se prépare une heure avant, se sert à la louche, ne prend jamais de glace dans le saladier.
Voir la recette →L'orange et les bulles
Cointreau, prosecco, jus d'orange, eau gazeuse. Un spritz sans amer, facile à préparer en grande quantité, qui tient bien la soirée.
Voir la recette →Le seul qui se sert avec son shot
Vodka, fruit de la passion, vanille, citron vert, accompagné d'un petit verre de champagne à part. Londres, années 2000. Le rituel du shot à côté du verre fait toujours son effet à minuit.
Voir la recette →Cochez ce que vous avez déjà : les recettes réalisables se mettent à jour dans Mon Bar.
Le French 75 pour ouvrir, sec et rapide à faire, puis des cocktails fruités à bulles en milieu de soirée. Pour une tablée nombreuse, la Soupe Angevine ou le Cointreau Spritz se préparent en grande quantité une heure à l'avance.
Comptez deux verres et demi par personne sur une soirée de réveillon, soit environ vingt-cinq cocktails. Quatre bouteilles de crémant, une bouteille d'alcool ou de liqueur selon les recettes, une dizaine de citrons et un litre de jus si vous faites des fruités. Prévoyez une bouteille de plus que votre calcul.
Le crémant pour les cocktails, sans hésitation : le citron, le sucre et les liqueurs masquent totalement la finesse d'un champagne. Réservez le bon champagne pour être bu seul, et de préférence en début de soirée, quand les palais sont encore frais.
Et chez vous ?