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Mimosa

4,0 sur 51 note

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Comme pour beaucoup de cocktails, l’histoire d’origine du mimosa est confuse.

Toutefois la plupart des historiens du cocktail s’accordent à dire qu’il a probablement été créé par le barman Frank Meier en 1925 à l’hôtel Ritz à Paris. Ce dernier a ensuite publié son propre livre en 1936, Artistry of Mixing Drinks, dans lequel il cite son nouveau cocktail qu’il nomme le Mimosa ou champagne orange.

PRÉPARATION

3 min

DIFFICULTÉ

Très facile

VERRE

Flûte à champagne

Cocktail Mimosa servi en flûte à champagne

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. Verser dans une flûte le jus d’orange en filtrant la pulpe

  2. Ajouter le champagne

  3. Pour finir ajouter une cuillère de Grand Marnier

  4. Coincer éventuellement un quart d’orange sur le rebord de la flûte en guise de décoration

Conseil du barman

Filtrez vraiment la pulpe du jus d’orange : ce sont elle et l’acidité qui font retomber les bulles en quelques secondes. Le champagne se verse en dernier, sur le jus, et rien ne se remue ensuite. Flûte et bouteille doivent être sorties du réfrigérateur à l’instant.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Mimosa

  • Buck’s Fizz, l’aîné londonien

    Créé en 1921 au Buck’s Club de Londres, quatre ans avant le Mimosa du Ritz, le Buck’s Fizz est le même mélange dans l’autre sens : deux parts de champagne pour une de jus d’orange, soit 10 cl de champagne pour 5 cl de jus, parfois avec un trait de grenadine. Plus sec, plus alcoolisé, il se boit à l’apéritif quand le Mimosa se boit au brunch. Les Anglais tiennent aux deux noms ; en France, on dit Mimosa pour l’un comme pour l’autre.

  • Mimosa sans alcool

    Le jus d’orange et les bulles sans le champagne : 4 cl de jus d’orange frais et 8 cl de vin mousseux sans alcool, ou de jus de raisin blanc pétillant, dans une flûte froide. L’eau gazeuse fonctionne aussi, en plus sec, avec une goutte de sirop de sucre et un zeste d’orange pressé dessus pour l’amertume. Le brunch de famille y gagne : le même verre pour tout le monde, enfants compris.

  • Cointreau Spritz, le Mimosa allongé

    Prosecco, jus d’orange, Cointreau et un trait d’eau gazeuse, sur glace dans un grand verre : c’est un Mimosa où la cuillère de liqueur d’orange devient une vraie dose, et qui passe de la flûte au verre ballon. Plus long, plus rafraîchissant, moins cérémonieux. Le Cointreau et le Grand Marnier sont interchangeables ici ; le second, à base de cognac, donne une version plus chaude.

  • Soupe Angevine, le cousin des Pays de la Loire

    Le cocktail des mariages angevins : crémant de Loire, triple sec, sirop de sucre de canne et jus de citron, préparé en grande quantité dans un saladier, d’où le nom de soupe. Même trio de mousseux, d’agrume et de liqueur d’orange que le Mimosa, mais le citron remplace le jus d’orange et le résultat est plus vif, plus sucré aussi. C’est la version que l’on sert à quarante personnes sans y passer la matinée.

Questions fréquentes

Pourquoi le cocktail s’appelle-t-il Mimosa ?

Pour sa couleur : le jaune orangé du jus d’orange mêlé au champagne rappelle la fleur du mimosa, l’acacia aux pompons jaunes qui fleurit sur la Côte d’Azur en février. Frank Meier, le barman du Ritz à qui l’on attribue la recette, l’a d’abord notée sous le nom de « champagne-orange », et c’est le nom de la fleur qui est resté. Aucun rapport, donc, avec une personne ou un lieu, contrairement à la plupart des cocktails classiques.

Quel champagne pour un Mimosa ? Peut-on le faire au crémant ou au prosecco ?

Un champagne brut simple, non millésimé, suffit largement : le jus d’orange masque les nuances d’une grande cuvée, et l’acidité du brut équilibre le sucre du fruit. Un crémant de Loire ou d’Alsace, un cava ou un prosecco brut donnent un très bon Mimosa pour moitié moins cher ; le prosecco, plus fruité, le rend un peu plus doux. Évitez les demi-secs. Ce qui compte vraiment, c’est la température : bouteille à 6 degrés, flûte sortie du réfrigérateur.

Quel est le dosage d’un Mimosa ?

4 cl de jus d’orange pour 8 cl de champagne, soit un tiers de jus pour deux tiers de bulles, plus une cuillère à café de Grand Marnier si vous l’avez : c’est le Grand Mimosa des brunchs. La recette officielle de l’IBA est à parts égales, 7,5 cl de chaque, plus doux et moins pétillant ; le Buck’s Fizz inverse la proportion. Le jus doit être pressé du jour, filtré, et froid. Une bouteille de champagne donne neuf flûtes de Mimosa.

Le Mimosa est-il un cocktail fort ?

Non, c’est l’un des cocktails les moins alcoolisés : avec deux tiers de champagne à 12 %, la flûte titre autour de 8 %, l’équivalent d’un verre de vin léger, et rien de plus si l’on se limite à la cuillère de Grand Marnier. C’est pour cela qu’il se boit au brunch ou en fin de matinée, à l’heure où un cocktail au spiritueux serait déplacé. La version à parts égales descend à 6 %. Il n’en reste pas moins une boisson alcoolisée, à boire avec modération.

Peut-on préparer les Mimosas à l’avance pour un brunch ?

Pas en pichet : le champagne perd ses bulles en quelques minutes au contact du jus, et un Mimosa préparé à l’avance est plat. La bonne méthode est le bar à Mimosa : le jus d’orange pressé et filtré dans une carafe au frais, les bouteilles dans un seau de glace, les flûtes sur la table, et chacun se sert au moment de boire. Prévoyez 40 cl de jus et une bouteille pour six personnes, plus des jus de pamplemousse rose ou de clémentine pour varier.

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