Cuba Libre
Le Cuba Libre est né lors des premiers jours d’existence de la république cubaine.
Les soldats américains restés stationnés sur l’île après l’indépendance de Cuba (1898) prirent leur quartier dans les bars de la Havane. Leur boisson favorite : un fond de rhum cubain et du jus de citron vert qu’ils mélangeaient ensuite avec du Coca Cola, boisson disponible en quantité dans l’armée américaine. La légende dit que le nom du cocktail aurait été trouvé par un soldat américain qui souhaitait juste lui donner un nom pour commander une tournée à ses frères d’arme.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
9 cl
Coca-Cola
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6 cl
Rhum cubain
1 cl
Jus de citron vert
2 traits
Angostura Bitters
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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Le Cuba Libre se réalise directement au verre
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Remplir le verre de glaçons
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Verser le rhum, puis le Coca-Cola
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Ajouter deux traits d’Angostura bitters
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Mélanger légèrement à l’aide d’une cuillère à mélange
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Coincer 2 demi-lunes de citron vert sur le rebord du verre
Conseil du barman
Versez le Coca-Cola le long d’une cuillère de bar posée contre la paroi plutôt qu’en plein milieu : il garde son gaz et le mélange se fait presque sans remuer. Pressez les quartiers de citron vert dans le verre avant de les y laisser tomber, la peau parfume autant que le jus.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Cuba Libre
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Rhum-coca, la version sans citron vert
Le Cuba Libre sans le citron vert ni l’Angostura : 6 cl de rhum et 12 cl de cola sur glace, c’est le rhum-coca des cafés, appelé cubata en Espagne, où le mot désigne d’ailleurs n’importe quel spiritueux allongé de cola. Plus sucré et plus plat, il lui manque précisément ce qui fait le Cuba Libre : l’acidité du citron vert qui tranche le sucre du soda. Un quartier de citron pressé suffit à passer de l’un à l’autre.
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Cuba Libre sans alcool
Le cola, le citron vert et les traits d’Angostura dans un verre plein de glace, sans le rhum : c’est déjà une boisson, plus intéressante qu’un cola seul grâce à l’acidité et aux épices du bitter, dont deux traits ne représentent qu’une trace d’alcool négligeable. Pour retrouver le rhum, un rhum désalcoolisé, ou 1 cl de sirop de canne et une goutte d’extrait de vanille. Servez-le dans le même verre, avec les mêmes demi-lunes de citron vert.
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Cuba Libre au gin ou à la vodka
Le principe, un spiritueux blanc, du cola et du citron vert, supporte tous les alcools : avec du gin, le genièvre et le cola donnent un long drink plus sec et plus aromatique, très bu en Espagne ; avec de la vodka, c’est un vodka-coca relevé de citron vert, plus neutre. Même dosage, 6 cl pour 9 à 12 cl de cola, mêmes traits d’Angostura. Avec du rhum ambré ou vieux, le cocktail garde son nom et gagne en rondeur.
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Long Island Iced Tea, le cousin aux cinq alcools
Le même verre, le même cola en surface, mais cinq spiritueux à la place d’un : rhum blanc, vodka, gin, tequila et triple sec, avec du jus de citron et du sirop, puis un trait de cola pour la couleur du thé glacé. Beaucoup plus fort que le Cuba Libre, il descend du même principe, un alcool blanc adouci de cola et acidifié au citron. À boire avec modération, ou en version allégée, 1,5 cl de chaque spiritueux.
Questions fréquentes
Que veut dire « Cuba Libre » ?
« Cuba libre », le cri de ralliement des indépendantistes cubains contre l’Espagne à la fin du XIXe siècle, repris comme toast par les soldats américains présents à La Havane après 1898. Le cocktail serait né vers 1900, quand le Coca-Cola arrive sur l’île avec les troupes et rencontre le rhum local ; le récit le plus cité situe le premier verre dans un bar de La Havane en août 1900, sur la foi d’un témoignage recueilli bien plus tard. Ce qui est sûr : c’est le premier grand cocktail au cola.
Quel rhum pour un Cuba Libre ?
Un rhum blanc cubain, ou de style cubain, léger et sec : Havana Club 3 ans, Bacardi Carta Blanca, ou n’importe quel rhum blanc de mélasse à 40 %. C’est le choix historique et le plus rafraîchissant. Un rhum ambré, comme un Havana Club 7 ans, donne un Cuba Libre plus rond et plus vanillé, très apprécié aussi. Le rhum agricole des Antilles, plus végétal, fait un cocktail différent ; le rhum épicé, un Spiced and Coke sucré et vanillé. Évitez les rhums très vieux, leur boisé se perd dans le soda.
Quel cola choisir, classique ou zéro ?
Le cola classique, sucré, est celui de la recette : son sucre et sa vanille arrondissent le rhum, le citron vert vient les couper. Un cola zéro donne un Cuba Libre plus sec, moins calorique, mais avec l’arrière-goût des édulcorants que le rhum ne masque pas tout à fait ; montez alors le citron vert à 2 cl. Les colas artisanaux, moins sucrés et plus épicés, font d’excellents Cuba Libre. Dans tous les cas, très froid, sorti du réfrigérateur, jamais d’une bouteille entamée depuis la veille.
Quel est le dosage d’un Cuba Libre ?
6 cl de rhum, 9 cl de cola, 1 cl de jus de citron vert et deux traits d’Angostura, dans un verre collins plein de glace : deux volumes de rhum pour trois de cola, un Cuba Libre franc, à environ 12 %. L’IBA retient 5 cl de rhum pour 12 cl de cola et 1 cl de citron vert, plus long et plus doux. Le citron vert se presse dans le verre, les quartiers restent dedans. L’Angostura n’est pas obligatoire, mais ses épices relèvent le cola et parfument la mousse.
Dans quel verre servir un Cuba Libre ?
Un verre collins ou highball, droit et haut, de 30 à 35 cl, rempli de glaçons jusqu’en haut : la glace est le premier ingrédient d’un long drink, elle garde le cola gazeux et le rhum froid. À Cuba, on le sert aussi dans un simple verre à eau. Évitez le verre old fashioned, trop petit pour 16 cl de liquide et de la glace, et les verres à pied, qui se réchauffent en main. Une paille n’est pas nécessaire, deux demi-lunes de citron vert sur le bord suffisent.
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