Hemingway Daïquiri
Le Hemingway Daïquiri est une version bohème et un peu moins sucrée que l’original, le Daiquiri.
Sur son origine, il existe évidemment plusieurs hypothèses, mais la légende dit que Ernest Hemingway aurait goûté un cocktail au bar El Floridita à la Havane et aurait lancé au barman de doubler la dose et de réduire le sucre. Même si on peut douter de cette histoire, il nous reste un très bon cocktail avec des notes fruitées grâce à la liqueur maraschino et aux agrumes.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
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6 cl
Rhum blanc
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1,5 cl
Liqueur de marasquin
2 cl
Jus de citron vert
1,5 cl
Jus de pamplemousse
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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Refroidir le verre à Margarita avec des glaçons
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Remplir le shaker de glaçons
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Ajouter le rhum blanc, la liqueur maraschino, le jus de citron vert, le jus de pamplemousse
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Bien frapper le mélange, puis verser le cocktail dans un verre à Margarita tout en filtrant les glaçons à l’aide d’une passoire à cocktail
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Décorer le Hemingway Daïquiri avec une rondelle de citron vert
Conseil du barman
Version volontairement sèche, sans sirop : c’est le marasquin qui sucre, et une cuillère de plus suffirait à tout déséquilibrer. Pressez les deux agrumes à la minute et frappez énergiquement — ce cocktail se boit très froid et très filtré.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Hemingway Daïquiri
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Papa Doble, la version d’origine sans sucre
Celle que buvait Hemingway au Floridita : 9 cl de rhum blanc, soit le double, 1,5 cl de marasquin, 4 cl de jus de pamplemousse et 2 cl de citron vert, sans une goutte de sirop, frappés très fort. Sec, acide et puissant, ce n’est pas un cocktail pour tout le monde, d’où notre version ramenée à 6 cl de rhum. Le nom vient du surnom de l’écrivain, « Papa », et de la double dose.
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Daïquiri classique, le modèle
Le cocktail de départ : 6 cl de rhum blanc, 4 cl de jus de citron vert et 2 cl de sirop de sucre sur notre fiche, l’IBA étant plus courte en citron, frappés et filtrés dans une coupe glacée. Pas de pamplemousse ni de marasquin, le sucre est là, et il est plus doux et plus simple. Le Hemingway Daïquiri est ce daïquiri dont on a retiré le sirop pour le remplacer par la liqueur de marasquin et le pamplemousse.
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Hemingway Daïquiri frozen, comme au Floridita
À La Havane, le cocktail se servait au mixeur : les mêmes doses avec deux poignées de glace pilée, mixées dix secondes et versées sans filtrer dans un grand verre à cocktail. La glace ajoute de la dilution et adoucit la sécheresse du mélange, ce qui explique que le Papa Doble sans sucre soit buvable. Servez avec une paille courte, la texture de neige fond vite sous les tropiques comme ailleurs.
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Smoky Daïquiri, la version au mezcal
Le daïquiri partagé entre rhum blanc et mezcal, avec citron vert et sirop de sucre : la fumée de l’agave remplace le pamplemousse comme note amère. Pour rapprocher les deux recettes, gardez 1,5 cl de marasquin à la place du sirop et 1,5 cl de jus de pamplemousse : la liqueur de cerise et la fumée se marient très bien. Le verre et le frappé sont les mêmes.
Questions fréquentes
Pourquoi ce cocktail s’appelle-t-il Hemingway Daïquiri ?
Ernest Hemingway a vécu près de La Havane de 1939 à 1960 et fréquentait le bar El Floridita, où le barman Constantino Ribalaigua servait des daïquiris frozen. La légende veut que l’écrivain, peu porté sur le sucre, ait demandé une double dose de rhum et pas de sirop ; le barman ajouta pamplemousse et marasquin pour équilibrer. Le cocktail s’est appelé Papa Doble, puis Hemingway Special, son nom officiel dans la liste de l’IBA, et Hemingway Daïquiri.
Quel est le dosage d’un Hemingway Daïquiri ?
6 cl de rhum blanc, 1,5 cl de liqueur de marasquin, 2 cl de jus de citron vert et 1,5 cl de jus de pamplemousse, frappés fort avec beaucoup de glace et filtrés dans un verre à margarita ou une coupe glacés. La recette de l’IBA monte le pamplemousse à 4 cl et baisse le citron vert à 1,5 cl, pour un cocktail plus long et plus amer. Notre version est plus courte et plus tendue, avec le citron vert en avant.
Qu’est-ce que la liqueur de marasquin ?
Une liqueur claire et sèche faite de cerises marasca, un petit fruit amer de Dalmatie, distillées avec leurs noyaux puis adoucies au sucre, titrant environ 32 %. La plus connue est celle de Luxardo, maison fondée à Zadar en 1821 et installée près de Padoue depuis l’après-guerre. Elle n’a rien à voir avec le sirop rouge des cerises confites : son goût est floral, un peu amandé. Elle sucre discrètement le Hemingway Daïquiri, c’est pourquoi la recette n’a pas de sirop.
Quel rhum blanc pour un Hemingway Daïquiri ?
Un rhum blanc de style cubain, léger et sec, de mélasse, vieilli brièvement puis filtré, à 40 % : c’est celui du Floridita. Les rhums blancs jamaïcains ou agricoles, plus puissants et plus aromatiques, prennent le pas sur le marasquin et le pamplemousse ; ils font un excellent daïquiri, mais un autre cocktail. Un rhum blanc bon marché passe très bien, le pamplemousse et la liqueur habillent le reste.
Rose ou jaune, quel pamplemousse choisir ?
Un pamplemousse rose ou rouge, pressé à la minute : il est plus doux et plus parfumé que le jaune, qui accentue l’amertume d’un cocktail déjà sans sucre. Le pomelo, souvent vendu sous le nom de pamplemousse en France, convient parfaitement. Évitez les jus en bouteille, souvent sucrés ou pasteurisés au goût cuit ; à 1,5 cl, un demi-fruit suffit pour deux cocktails. Le citron vert aussi doit être pressé au moment de servir.
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