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Missionary’s Downfall

4,4 sur 55 notes

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Le Missionary’s Downfall est la création de Donn Beach, le parrain et créateur de la culture Tiki.

Parmi ses cocktails phares on retrouve le Zombie. Après de multiples voyages, il a créé un bar à Hollywood dans le style de la culture Tiki qui a été copié plusieurs fois, notamment par Trader Vic’s à Oakland en Californie, le créateur du Mai Tai.

PRÉPARATION

6 min

DIFFICULTÉ

Intermédiaire

VERRE

Collins

Cocktail Missionary’s Downfall servi en verre collins

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

  • 3 cl

    Rhum blanc

    Voir la fiche →
  • 1,5 cl

    Crème de pêche

  • 1,5 cl

    Jus d'ananas

  • 2 cl

    Jus de citron vert

  • 1,5 cl

    Sirop de miel

  • 15 feuilles

    Menthe fraîche

  • Glaçons

Matériel recommandé

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. Le cocktail Missionary’s Downfall se réalise dans un shaker

  2. Pilonner dans le shaker la menthe fraîche avec le rhum plusieurs dizaines de secondes

  3. Remplir la moitié du shaker de glaçons

  4. Verser le reste des ingrédients dans le shaker

  5. Frapper le mélange pendant une vingtaine de secondes

  6. Verser le mélange dans un verre Collins en filtrant les glaçons et la menthe à l'aide d'une passoire à cocktail

  7. Décorer le verre avec un brin de menthe et un quart d’ananas

  8. Votre Missionsary’s Downfall est prêt !

Conseil du barman

Pilonner la menthe directement dans le rhum est la clé de ce cocktail : l’alcool extrait les huiles bien mieux que l’eau, laissez-lui plusieurs dizaines de secondes. Filtrez ensuite soigneusement, les feuilles n’ont rien à faire dans le verre. La crème de pêche sucre déjà : goûtez avant d’ajouter le miel en entier.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Missionary’s Downfall

  • Missionary’s Downfall original, mixé à la glace pilée

    Chez Don the Beachcomber, le cocktail sortait du blender : rhum blanc, liqueur de pêche, jus de citron vert, sirop de miel, une bonne poignée de menthe et un demi-verre d’ananas frais en morceaux, mixés avec de la glace pilée jusqu’à obtenir une neige verte. Servi tel quel, sans filtrer, à la cuillère et à la paille. Notre version au shaker est plus limpide et plus rapide, la version mixée plus fraîche et plus fruitée.

  • Missionary’s Downfall à la pêche fraîche

    En été, remplacez la crème de pêche par un quart de pêche jaune bien mûre pilée avec la menthe et le rhum, et montez le sirop de miel à 2 cl pour compenser le sucre de la liqueur. Le cocktail devient plus léger, moins liquoreux, avec le vrai parfum du fruit. Un abricot ou une nectarine font le même travail. Filtrez finement, la chair de pêche épaissit vite.

  • Kew Garden, le cousin anglais au concombre

    Le même rhum blanc, la même menthe, le même citron vert, mais du concombre et de la liqueur de sureau à la place de la pêche et de l’ananas, et un peu d’eau gazeuse pour allonger : 6 cl de rhum, 1,5 cl de St-Germain, huit feuilles de menthe, trois rondelles de concombre, 2 cl de citron et 1,5 cl de sirop. Plus vert, plus frais, moins tiki. C’est le Missionary’s Downfall repensé pour un jardin anglais.

  • Mojito, la version cubaine

    Rhum blanc, menthe, citron vert et sucre : la colonne vertébrale est celle du Mojito, servi long avec de l’eau gazeuse. 6 cl de rhum, 2,5 cl de citron vert, 1,5 cl de sirop, douze feuilles de menthe. Le Missionary’s Downfall y ajoute la pêche, l’ananas et le miel, et supprime les bulles : c’est un Mojito emmené en Polynésie par un barman de Hollywood.

Questions fréquentes

Que signifie « Missionary’s Downfall » ?

« La chute du missionnaire », ou sa perte. C’est un nom d’humour, dans la tradition des bars tiki qui promettaient les tropiques et la tentation : un verre doux, vert, à la menthe et à la pêche, assez aimable pour faire trébucher un homme de foi. Les orthographes « missionary downfall » et « missionarys downfall », sans apostrophe, désignent le même cocktail ; en français, on garde presque toujours le nom anglais.

Qui a créé le Missionary’s Downfall, et quand ?

Donn Beach, de son vrai nom Ernest Raymond Beaumont Gantt, fondateur du bar Don the Beachcomber à Hollywood et père de la culture tiki. Le cocktail apparaît sur ses cartes dans les années 1940, et la recette n’a été retrouvée qu’à la fin des années 2000, avec beaucoup d’autres, par l’historien du tiki Jeff Berry, à partir des carnets d’anciens barmen. C’est l’un des rares cocktails tiki où la menthe tient le premier rôle.

Le Missionary’s Downfall est-il un cocktail IBA ?

Non. Il ne figure pas sur la liste officielle de l’International Bartenders Association, contrairement au Mai Tai ou au Zombie, ses contemporains. Il n’existe donc pas de dosage normé : chaque bar a le sien, plus ou moins sucré, mixé ou frappé, avec de la liqueur ou du brandy de pêche. Notre version est celle du shaker, filtrée, à 3 cl de rhum, la plus lisible à la maison.

Quelle crème de pêche utiliser, et par quoi la remplacer ?

Une crème ou liqueur de pêche à 15 ou 20 %, comme les crèmes de fruits de Bourgogne ou une liqueur de pêche de vigne. La recette d’origine appelle un peach brandy, une eau-de-vie de pêche plus sèche et plus forte, difficile à trouver en France : si vous en avez, prenez 1,5 cl et montez le miel à 2 cl. À défaut de liqueur, 1 cl de sirop de pêche et 0,5 cl de rhum en plus dans le shaker.

Quel rhum choisir pour le Missionary’s Downfall ?

Un rhum blanc léger de style cubain ou portoricain, à 40 %, discret derrière la menthe et la pêche : c’est ce que Donn Beach utilisait. Un rhum blanc agricole des Antilles donne une version plus végétale et plus sèche, qui va bien avec la menthe mais moins avec la pêche. Évitez le rhum ambré ou vieilli, qui brouille la couleur verte et le côté frais. La dose reste modeste, 3 cl : c’est un cocktail de début de soirée.

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