Jungle Bird
Comme son nom l’indique, le Jungle Bird nous vient tout droit des régions tropicales.
Il fût réalisé pour la première fois à l’Aviary bar du Hilton à Kuala Lumpur en 1978. Sa recette à base de rhum et de jus de fruits tropicaux en fait un cocktail Tiki. Néanmoins, il se distingue par sa touche amère, peu courante dans les boissons Tiki. Cette particularité aura marqué Jeff “Beachbum” Berry, auteur et historien de la culture Tiki, jusqu’à le décider de le citer dans son livre Intoxica (2002).
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
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4,5 cl
Rhum brun
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2 cl
Campari
1,5 cl
Jus de citron
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1,5 cl
Sirop de sucre de canne
4,5 cl
Jus d'ananas
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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Remplir le verre Old fashioned de glaçons pour le refroidir
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Remplir le shaker avec tous les ingrédients et quelques glaçons
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Frapper vigoureusement une dizaine de secondes
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Filtrer les glaçons du shaker à l'aide d'une passoire et verser le mélange dans le verre déjà rempli de glaçons
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Piquer éventuellement un quartier d’ananas et une cerise, puis déposer l’ensemble sur le verre en guise de décoration
Conseil du barman
Utilisez un jus d’ananas non sucré et si possible trouble : c’est lui qui donne la mousse fine en surface et qui tient tête au Campari. Un rhum brun de mélasse, corsé, est indispensable — un rhum léger disparaîtrait complètement derrière l’amer.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Jungle Bird
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Painkiller, le tiki crémeux au rhum et à la coco
Même rhum, même ananas, mais la crème de coco et le jus d’orange remplacent le Campari et le citron : rhum épicé, jus d’ananas, jus d’orange et crème de coco, frappés et servis sur glace pilée avec de la muscade râpée. Né dans les îles Vierges britanniques dans les années 1970, c’est le tiki doux là où le Jungle Bird est le tiki amer. Même verre, même décennie, deux caractères.
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Test Pilot, l’autre tiki à l’amer
Un classique de Don the Beachcomber de 1941 : deux rhums, du Cointreau, du citron vert, un trait d’Angostura et, dans notre version, un peu de Suze pour l’amertume. Le Jungle Bird et lui partagent cette idée rare en tiki : une pointe amère qui coupe le sucre des jus. Le Test Pilot est plus sec, plus fort, sans ananas ; il se sert court, sur glace pilée.
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Jungle Spritz, la version longue au prosecco
Le Jungle Bird allongé pour l’apéritif : 3 cl de rhum brun, 2 cl de Campari, 4 cl de jus d’ananas et 1 cl de jus de citron dans un grand verre ballon plein de glace, complétés de 6 cl de prosecco et d’un trait d’eau gazeuse. Moins fort, plus pétillant, il garde la couleur rouge orangé et l’amertume de l’original. Le sirop de sucre devient inutile, le prosecco s’en charge.
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Jungle Bird sans alcool
Le Campari se remplace par un amer sans alcool, type Sanbittèr, Crodino ou l’un des apéritifs rouges sans alcool apparus ces dernières années, à 3 cl. Gardez 4,5 cl de jus d’ananas, 1,5 cl de jus de citron, 1 cl de sirop de sucre, et ajoutez 3 cl de thé noir froid pour remplacer le corps du rhum. Frappé fort, il monte la même mousse d’ananas et se sert dans le même verre.
Questions fréquentes
Quel est le dosage d’un Jungle Bird ?
4,5 cl de rhum brun, 2 cl de Campari, 4,5 cl de jus d’ananas, 1,5 cl de jus de citron et 1,5 cl de sirop de sucre de canne, frappés puis servis sur glace dans un verre old fashioned. La recette de l’IBA est très proche, avec 1,5 cl de Campari et du citron vert à la place du citron jaune. Notre version, un peu plus amère, s’équilibre avec le citron jaune ; si vous passez au citron vert, plus vif, réduisez le Campari à 1,5 cl.
Quel rhum pour un Jungle Bird ?
Un rhum jamaïcain sombre, riche en esters, est le choix des bars new-yorkais qui ont relancé le cocktail dans les années 2000, souvent un blackstrap, presque noir, au goût de mélasse et de réglisse. Un rhum ambré de Guadeloupe ou de Martinique donne une version plus végétale, plus sèche. Le rhum épicé fonctionne aussi, en réduisant le sirop de moitié. Le rhum blanc, lui, se réserve à une version d’été plus légère, avec 1,5 cl de Campari.
Pourquoi le Jungle Bird est-il un cocktail tiki ?
Le tiki est le style né en Californie dans les années 1930, chez Don the Beachcomber puis Trader Vic : rhum, jus tropicaux, sirops épicés, décors exotiques et verres extravagants. Le Jungle Bird en a tous les codes, rhum brun, ananas, citron, sucre, mais il ajoute le Campari, un amer italien totalement étranger à ce répertoire. C’est ce qui l’a rendu célèbre : le seul tiki classique qui finit sur l’amertume plutôt que sur le sucre.
Peut-on faire un Jungle Bird sans Campari ?
Oui, avec un autre amer rouge : l’Aperol, plus doux et plus orangé, à 3 cl, donne un Jungle Bird plus facile ; un amaro type Cynar ou un bitter à la gentiane comme la Suze changent le registre vers l’herbacé. Il faut garder une amertume, c’est la signature du cocktail ; sans rien d’amer, il devient un simple punch rhum-ananas. Le Campari reste la référence, à 2 cl chez nous.
Dans quel verre servir un Jungle Bird ?
Sur glace, dans un verre old fashioned ou un tumbler court, avec un quartier d’ananas et une cerise : c’est un tiki court, pas un long drink. Les bars tiki le servent souvent dans un mug en céramique, sur glace pilée, avec une feuille d’ananas dressée pour rappeler l’oiseau. Une coupe glacée, sans glace, marche aussi pour une version plus concentrée. Frappé longuement, le jus d’ananas monte une mousse fine qu’un verre étroit met en valeur.
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