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Poet’s Dream

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Le Poet’s Dream est un cocktail de la famille du Martini.

Cette version “améliorée” – ou “improved” en anglais – fait référence à la technique dans la mixologie d’ajouter une liqueur parfumée à un cocktail classique afin de lui donner un goût distinctif et de créer une nouvelle variante du cocktail de base. L’origine de la recette est difficilement identifiable aujourd’hui, mais il existe deux versions : une qui vient du Waldorf Astoria et une autre, celle présentée ci-dessous, du Esquire’s Handbook of Hosts.

PRÉPARATION

5 min

DIFFICULTÉ

Intermédiaire

VERRE

Martini

Cocktail Poet’s Dream servi en verre martini

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. La recette du Poet’s Dream se prépare au shaker

  2. Verser le gin et le vermouth, la Bénédictine et les traits d’orange bitters dans un shaker avec quelques glaçons

  3. Frapper tous les ingrédients pendant une dizaine de secondes

  4. Verser le cocktail dans un verre Martini en filtrant les glaçons à l'aide d'une passoire

  5. Exprimer le zeste de citron au-dessus, puis le déposer sur le bord du verre

  6. Votre Poet’s Dream est prêt

Conseil du barman

La Bénédictine est très sucrée et très aromatique : un centilitre est un maximum, au-delà elle prend toute la place. Le zeste de citron exprimé au-dessus du verre n’est pas facultatif, c’est lui qui relève l’ensemble. Verre glacé et filtrage soigné.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Poet’s Dream

  • Poet’s Dream façon Waldorf-Astoria

    L’autre version historique, celle du livre de bar du vieux Waldorf-Astoria de New York : gin, vermouth dry et Bénédictine à parts égales, 3 cl de chaque, remués sur glace et servis avec un zeste de citron. Bien plus douce et plus herbacée que notre recette, la Bénédictine y est un ingrédient à part entière et non un assaisonnement. À réserver aux amateurs de la liqueur.

  • Dry Martini, le cocktail de base

    Sans la Bénédictine ni les bitters, il reste du gin et du vermouth dry : le Dry Martini, dont le Poet’s Dream est une version « améliorée ». Notre Martini se fait à 6 cl de gin pour 1 cl de vermouth, remués, avec un trait d’Angostura. Le Poet’s Dream est nettement plus doux et plus parfumé ; le Martini, plus sec et plus nu. Même verre, même zeste de citron.

  • Gin Blossom, le Martini à l’abricot

    Un autre Martini « amélioré » par une liqueur : gin, vermouth blanc doux type Martini Bianco, eau-de-vie d’abricot et Angostura, remués et servis sans glace. Là où la Bénédictine apporte miel et plantes, l’abricot donne un fruit sec et une pointe d’amande. Les deux cocktails jouent sur le même équilibre gin et vermouth, 1 cl de liqueur suffit dans chacun.

  • Vesper, le Martini de James Bond

    Gin, vodka et Lillet Blanc, frappés au shaker et servis avec un zeste de citron, tel que Ian Fleming le décrit dans Casino Royale en 1953. Le Lillet, vin apéritif bordelais, remplace à la fois le vermouth et la liqueur du Poet’s Dream. Plus fort et plus sec, sans le côté herbacé de la Bénédictine, c’est le cousin qu’on sert à ceux qui aiment les Martini très francs.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la Bénédictine ?

Une liqueur française à base de plantes et d’épices, 27 aromates dont l’angélique, l’hysope, la mélisse, le safran et la cannelle, sur une base d’alcool neutre, adoucie au miel et vieillie en fût. Elle titre 40 % et se fabrique à Fécamp, en Normandie, depuis 1863, sur une recette qu’Alexandre Le Grand disait tenir des moines bénédictins. Très sucrée et très parfumée, elle s’emploie en petite quantité, 1 cl dans le Poet’s Dream.

D’où vient le nom Poet’s Dream ?

« Le rêve du poète », en anglais. Personne ne sait qui l’a baptisé ainsi ni pourquoi ; le cocktail apparaît dans les livres de bar américains des années 1930 et 1940, notamment celui du Waldorf-Astoria et le Esquire’s Handbook for Hosts, sous deux recettes différentes. Le nom tient peut-être aux origines monastiques de la Bénédictine, ou à la mode des noms poétiques, comme le Widow’s Kiss. Rien à voir avec le « Dream Cocktail » au cognac et au curaçao des livres anglais.

Quel est le dosage d’un Poet’s Dream ?

6 cl de gin, 2,25 cl de vermouth dry, 1 cl de Bénédictine et deux traits d’orange bitters, frappés sur glace et filtrés dans un verre à Martini glacé, avec un zeste de citron exprimé. Ce sont les proportions de l’Esquire’s Handbook for Hosts, soit deux parts de gin pour trois quarts de vermouth et un tiers de liqueur. La version Waldorf-Astoria, à parts égales, est beaucoup plus sucrée : ce n’est plus le même cocktail.

Faut-il frapper ou remuer un Poet’s Dream ?

La recette de cette fiche se fait au shaker, dix secondes, ce qui donne un cocktail très froid, légèrement aéré et un peu trouble. Beaucoup de barmen remuent les cocktails composés uniquement de spiritueux et de vermouth, une vingtaine de secondes à la cuillère dans un verre à mélange : le résultat est limpide, plus soyeux, un peu moins dilué. Les deux se défendent ; essayez les deux avec le même gin et gardez celle que vous préférez.

Quels autres cocktails se font avec de la Bénédictine ?

Le Vieux Carré, de La Nouvelle-Orléans, avec rye, cognac, vermouth rouge et bitters ; le Singapore Sling, avec gin, cherry brandy et ananas ; le B and B, simple mélange de Bénédictine et de brandy à parts égales, servi sans glace ; le Bobby Burns, un Manhattan au scotch et à la Bénédictine. Dans tous les cas, la liqueur se dose entre 0,5 et 1,5 cl : elle est là pour parfumer, jamais pour dominer.

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