Dry Martini
Il est difficile aujourd’hui de déterminer l’origine exacte de la création du Dry Martini.
Il est probable que la recette est apparue à plusieurs endroits quand les barmans ont commencé à expérimenter avec du gin et du vermouth sec. Grâce à un fameux espion anglais, le Dry Martini est aussi rentré dans la pop culture avec la fameuse citation : Un Dry Martini, au shaker, pas à la cuillère.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
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5 cl
Gin
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1 cl
Vermouth dry
1 trait
optionnelAngostura Bitters
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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La recette du Dry Martini se prépare au verre à mélange
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Verser le gin et le vermouth et le trait d’Angostura dans un verre de mélange puis ajouter quelques glaçons
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Mélanger avec une cuillère de bar pendant 20 à 30 secondes pour une bonne dilution
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Verser le cocktail dans un verre Martini en filtrant les glaçons
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Déposer en guise de décoration un zeste ce citron
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Votre Dry Martini est prêt
Conseil du barman
La dilution fait le cocktail : vingt à trente secondes de cuillère, pas moins, sur des glaçons bien durs qui ne fondent pas trop vite. Le vermouth est un vin — une fois la bouteille ouverte, il se garde au réfrigérateur et se remplace au bout de quelques semaines, c’est la première cause d’un Martini terne.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Dry Martini
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Vesper, le Martini de James Bond
Le cocktail que Bond commande dans Casino Royale, en 1953 : 6 cl de gin, 2 cl de vodka et 1 cl de Lillet Blanc, frappés au shaker, servis avec un large zeste de citron. Le Lillet remplace le vermouth et la vodka allège le gin. C’est ce Vesper, et non le Dry Martini, que Ian Fleming décrit « au shaker, pas à la cuillère ». Plus doux et plus fruité que notre Dry Martini.
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Dirty Martini, à la saumure d’olive
Le Dry Martini troublé d’un trait de saumure d’olive : 5 cl de gin, 1 cl de vermouth dry et 1 à 1,5 cl du jus des olives, remués sur glace, avec deux ou trois olives vertes dans le verre. Salé, légèrement trouble, c’est le Martini de ceux qui aiment l’apéritif salé. Réduisez la saumure à 0,5 cl pour un « dirty » léger ; à la vodka, c’est aujourd’hui l’un des cocktails les plus commandés.
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Vodka Martini, ou Vodkatini
La vodka à la place du gin, 5 cl pour 1 cl de vermouth dry, remués sur glace et servis avec une olive ou un zeste. Le cocktail perd le genièvre et devient presque neutre, un alcool très froid à peine parfumé par le vermouth : c’est ce qui a fait son succès dans les années 1960 et 1970, à l’époque où le gin passait de mode. Choisissez une vodka de bonne tenue, on ne goûte qu’elle.
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Poet’s Dream, à la Bénédictine
Un Dry Martini où une liqueur d’herbes vient arrondir le vermouth : 6 cl de gin, 2,25 cl de vermouth dry, 1 cl de Bénédictine et deux traits d’orange bitters, remués et servis en verre à martini. Le cocktail date des années 1930 et garde toute la sécheresse du Martini, avec une note de miel et d’herbes en fin de bouche. Pour ceux qui trouvent le Dry Martini trop nu.
Questions fréquentes
Le Dry Martini se fait-il avec du Martini ?
Pas forcément, et la confusion est fréquente. Le Dry Martini est un cocktail, gin et vermouth dry ; Martini est une marque italienne de vermouth, dont le Martini Extra Dry est l’un des vermouths secs possibles. On peut donc faire un Dry Martini avec du Martini, mais aussi avec du Noilly Prat, du Dolin ou tout autre vermouth dry. Servi seul sur glace, le Martini Extra Dry n’est pas un Dry Martini : il manque le gin.
Quel est le dosage d’un Dry Martini, et que veut dire « dry » ?
5 cl de gin pour 1 cl de vermouth dry dans notre version, soit un rapport de 5 pour 1, avec un trait d’Angostura facultatif. L’IBA prévoit 6 cl de gin pour 1 cl de vermouth. « Dry » veut dire sec, c’est-à-dire peu de vermouth : un Martini au 2 pour 1 est dit « wet », un 50-50 se fait à parts égales, et un « extra dry » se contente de rincer le verre au vermouth. Au XIXe siècle, le Martini d’origine comptait autant de vermouth que de gin.
Au shaker ou à la cuillère ?
À la cuillère, dans un verre à mélange rempli de glaçons : le cocktail reste limpide et soyeux, et la dilution se contrôle à la seconde. Le shaker aère le mélange, le trouble de bulles et d’éclats de glace, et le refroidit plus vite mais plus brutalement. James Bond le prend au shaker, c’est son droit ; les barmen, presque tous, le remuent. Le résultat vaut la peine d’un verre à mélange, ou à défaut d’un grand verre et d’une cuillère longue.
Olive ou zeste de citron dans un Dry Martini ?
Les deux se défendent et changent le cocktail. Le zeste de citron, pressé au-dessus du verre pour libérer ses huiles, apporte une fraîcheur d’agrume qui prolonge le gin : c’est le choix de notre recette. L’olive verte, non farcie, apporte du sel et un côté apéritif ; deux ou trois, sur un pic, jamais en nombre pair selon la superstition de bar. Un oignon au vinaigre à la place de l’olive, et le cocktail change de nom : c’est un Gibson.
Quel gin pour un Dry Martini ?
Un London Dry droit et bien dosé en genièvre, à 40 % au moins et de préférence 43 à 47 % : dans un cocktail sans jus ni sucre, c’est le gin que l’on boit. Tanqueray, Beefeater, Plymouth ou un gin français sec conviennent parfaitement. Les gins très parfumés, au concombre ou à la rose, donnent des Martinis intéressants mais différents ; ceux à 37,5 % manquent de corps une fois dilués. Gardez la bouteille au congélateur.
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