Cocktail Corner.

Manhattan

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Bourbon, vermouth rouge et bitters : le grand classique new-yorkais des années 1870, sec, profond et élégant.

Selon la légende, le cocktail Manhattan fut inventé dans les années 1870 par le Dr Ian Marshall au Manhattan Club de New York à l’occasion d’un banquet organisé par Lady Randolph Churchill, la mère de Winston. À l’époque, elle aurait rendu hommage au candidat démocrate à la présidence, Samuel J. Tilden. Ayant agréablement surpris les convives de cette soirée mondaine, ce cocktail devient très vite à la mode. Les gens ont commencé à l’appeler le Manhattan cocktail en raison du club où il a été servi pour la première fois.

PRÉPARATION

3 min

DIFFICULTÉ

Très facile

VERRE

Coupe

CALORIES

≈ 170 kcal

Cocktail Manhattan servi en coupe

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. Remplir la coupe de glaçons pour la refroidir

  2. Déposer dans un verre à mélange des glaçons, puis verser le Bourbon, le vermouth et les traits d’Angostura bitters

  3. Mélanger avec la cuillère de bar puis enlever les glaçons de la coupe

  4. Verser dans la coupe sans laisser passer les glaçons à l'aide d'une passoire

  5. Déposer une cerise piquée en guise de décoration

Conseil du barman

Le vermouth rouge fait la moitié du cocktail : bouchez-le et gardez-le au réfrigérateur après ouverture, oxydé il rend le Manhattan plat et aigre. Mélangez vingt à trente secondes, la dilution fait partie de la recette, et prenez un bourbon assez fort pour tenir face au vermouth.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Manhattan

  • Manhattan au rye, la recette d’origine

    Le Manhattan des années 1870 se faisait au rye, le whiskey de seigle new-yorkais, plus sec et plus épicé que le bourbon : 6 cl de rye, 2 cl de vermouth rouge, deux traits d’Angostura, remués et servis dans une coupe. Le seigle apporte du poivre et tient mieux tête au sucre du vermouth. Le bourbon, plus doux, a pris sa place quand le rye est devenu introuvable après la Prohibition.

  • Perfect Manhattan et Dry Manhattan

    Le Perfect Manhattan partage le vermouth en deux, 1 cl de rouge et 1 cl de dry, pour un cocktail plus sec et plus tendu, servi avec un zeste de citron plutôt qu’une cerise. Le Dry Manhattan va plus loin, avec 2 cl de vermouth dry seul, et perd presque toute la douceur. Le bourbon et les traits d’Angostura ne changent pas. Deux versions pour ceux qui trouvent le classique trop sucré.

  • Boulevardier, le Manhattan au Campari

    3 cl de bourbon, 3 cl de vermouth rouge et 3 cl de Campari, remués et servis sur glace ou en coupe : c’est un Negroni au whisky, ou un Manhattan dont le Campari a pris la place des bitters. Créé à Paris dans les années 1920 pour l’Américain Erskine Gwynne, il est plus amer, plus rouge et plus apéritif. Un zeste d’orange à la place de la cerise.

  • Vieux Carré, le cousin de La Nouvelle-Orléans

    Le Manhattan croisé avec le cognac : 3 cl de bourbon ou de rye, 3 cl de cognac, 3 cl de vermouth rouge, 1 cl de Bénédictine et un trait de chaque, Peychaud’s et Angostura, remués et servis sur glace. Né à l’hôtel Monteleone dans les années 1930, il est plus riche et plus doux, la Bénédictine apportant le miel et les herbes. Un Manhattan pour les soirées d’hiver.

Questions fréquentes

Quel est le dosage d’un Manhattan ?

6 cl de bourbon, 2 cl de vermouth rouge et deux traits d’Angostura, remués vingt à trente secondes sur glace dans un verre à mélange, puis filtrés dans une coupe glacée. C’est une proportion de trois pour un, assez sèche. La recette classique et celle de l’IBA sont à deux pour un, soit 5 cl de whisky pour 2,5 cl de vermouth : plus doux et plus vineux. Entre les deux, ajustez selon votre vermouth, un Carpano demande moins qu’un Martini Rosso.

Bourbon ou rye : quel whisky pour un Manhattan ?

Le rye est le whisky d’origine, et beaucoup de bars y sont revenus : sec, épicé, il équilibre le vermouth sans en rajouter sur la douceur. Le bourbon donne un Manhattan plus rond, vanillé et accessible, celui de notre recette. Choisissez dans les deux cas un whisky d’au moins 45 % : à 40 %, la dilution du mélange l’affaiblit trop. Un scotch en fait un Rob Roy, un cognac un Harvard, un whisky irlandais un Emerald, à doses égales.

Quel vermouth rouge choisir pour un Manhattan ?

Un vermouth rouge italien de bonne tenue : Martini Rosso ou Cinzano Rosso pour un Manhattan classique et léger, Carpano Antica Formula ou Cocchi di Torino pour une version plus riche, vanillée, qui rapproche des recettes du XIXe siècle. Les vermouths français rouges, comme Dolin, sont plus légers et plus herbacés. Le vermouth est un vin : une bouteille ouverte tient un mois au réfrigérateur, pas plus.

Manhattan, Old Fashioned, Rob Roy : quelle différence ?

Les trois sont des cocktails courts au whisky, remués et servis sans allonge. L’Old Fashioned n’a pas de vermouth : whisky, sucre et bitters sur un gros glaçon, plus fort et plus pur. Le Manhattan ajoute le vermouth rouge, qui apporte les épices et la douceur, et se sert en coupe sans glace. Le Rob Roy est un Manhattan au scotch, créé à New York en 1894, plus fumé si le scotch est tourbé. Même famille, trois tempéraments.

Peut-on préparer un Manhattan à l’avance ?

Oui, c’est même le cocktail idéal à mettre en bouteille : mélangez le bourbon, le vermouth et l’Angostura aux proportions de la recette, ajoutez 20 % d’eau pour remplacer la dilution du mélange, et gardez la bouteille au congélateur au moins deux heures. Au service, versez directement dans des coupes glacées et ajoutez la cerise. Pour six personnes, 36 cl de bourbon, 12 cl de vermouth, douze traits d’Angostura et 10 cl d’eau. Le mélange se garde une semaine au froid.

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