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Recettes / Cognac

Sidecar

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Comme de nombreux autres cocktails, nous ne connaîtrons jamais avec certitude l’origine du cocktail Sidecar.

L’histoire qui prévaut a lieu à Paris au cours de la Première Guerre mondiale. Une nuit, un capitaine de l’armée américaine, connu pour se rendre au bar dans le side-car de la moto de son ami, commande un cocktail pour se réchauffer avant le dîner. Alors que le cognac semblait être un choix évident, il était considéré comme malvenu à l’époque de consommer un tel spiritueux si tôt dans la soirée. Astucieusement, le barman l’a mélangé avec du triple sec et du jus de citron, et l’a servi frais dans une coupe.

PRÉPARATION

5 min

DIFFICULTÉ

Facile

VERRE

Coupe

Cocktail Sidecar servi en coupe

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

Matériel recommandé

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. Déposer la coupe une dizaine de minutes dans le congélateur

  2. Ajouter dans le shaker tous les ingrédients ainsi que quelques glaçons

  3. Frapper énergétiquement tous les ingrédients dans le shaker pendant une dizaine de secondes

  4. Verser le cocktail dans la coupe en filtrant à l’aide d’une passoire à cocktail

  5. Déposer un zeste de citron dans la coupe en guise de décoration

  6. Votre cocktail Sidecar est prêt

Conseil du barman

Les proportions varient beaucoup selon les bars : commencez par celles-ci, puis ajustez le triple sec si votre cognac est très boisé. Coupe au congélateur dix minutes, c’est indispensable pour ce cocktail servi sans glace. Le zeste de citron se presse au-dessus avant d’être déposé.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Sidecar

  • White Lady, le Sidecar au gin

    Le même trio, avec du gin à la place du cognac : 5 cl de gin, 2,5 cl de triple sec, 2,5 cl de jus de citron, et souvent un blanc d’œuf pour la mousse. Le cocktail devient pâle, sec et floral, là où le Sidecar est ambré et rond. Harry MacElhone, du Harry’s New York Bar de Paris, a publié les deux recettes dans les années 1920, ce qui explique leur air de famille.

  • Vodka Sidecar, ou Lemon Drop

    La version demandée par ceux qui cherchent « vodka sidecar » : 5 cl de vodka, 2,5 cl de triple sec, 2,5 cl de jus de citron, frappés et servis dans une coupe au bord givré de sucre. C’est, à un trait de sirop près, le Lemon Drop américain des années 1970. Plus neutre que le cognac, la vodka laisse toute la place au citron et à l’orange du triple sec.

  • Sidecar à parts égales, la recette des années 1920

    Les premiers livres à imprimer le Sidecar, en 1922, donnent trois parts égales : 3 cl de cognac, 3 cl de triple sec, 3 cl de jus de citron. C’est un cocktail plus sucré et plus acide, où le cognac s’efface. La proportion 2:1:1 de cette fiche, dite « école anglaise », s’est imposée ensuite parce qu’elle laisse parler le cognac. Essayez les deux.

  • Between the Sheets, le cousin au rhum

    3 cl de cognac, 3 cl de rhum blanc, 3 cl de triple sec et 1,5 cl de jus de citron : un Sidecar où le rhum prend la moitié de la place du cognac. Plus fort, plus sec, avec la canne qui pointe sous l’orange. Il est attribué au Harry’s New York Bar de Paris dans les années 1930 et se sert de la même façon, frappé et sans glace, dans une coupe glacée.

Questions fréquentes

Pourquoi le cocktail s’appelle-t-il Sidecar ?

Le nom vient du side-car, la nacelle accrochée à une moto, qui a donné les recherches « cocktail moto ». L’histoire la plus répétée met en scène un officier américain arrivant au bar en side-car, à Paris, à la fin de la Première Guerre mondiale. Aucun document d’époque ne la confirme : la première trace écrite du cocktail date de 1922, dans deux livres de bar publiés la même année par des barmen de Londres et de Paris. Le nom, lui, est resté.

Sidecar, Side Car, Sidecare : comment l’écrit-on ?

Sidecar, en un mot, est la graphie des livres de cocktails et de l’IBA ; « side car » en deux mots est la graphie française de la nacelle de moto, et « sidecare » une faute courante. Toutes désignent le même cocktail. Le « Sidecar Martini » que l’on croise sur certaines cartes n’est pas une autre recette : c’est un Sidecar servi dans un verre à martini plutôt que dans une coupe, parfois sans le bord sucré.

Quel est le dosage d’un Sidecar ?

5 cl de cognac, 2,5 cl de triple sec et 2,5 cl de jus de citron frais, soit deux parts de cognac pour une part de chaque autre ingrédient. La recette officielle de l’IBA est à peine plus sèche, 5 cl, 2 cl et 2 cl. Frappez fort avec beaucoup de glace, la dilution fait partie de la recette. Pour une coupe classique de 15 cl, ces 10 cl frappés remplissent le verre aux trois quarts, c’est la bonne hauteur.

Quel cognac choisir pour un Sidecar ?

Un VS ou un VSOP jeune, fruité et pas trop boisé : le citron et le triple sec écraseraient les nuances d’un XO, et son prix. Un cognac de la maison Rémy Martin, Hennessy ou Courvoisier en VSOP est le choix habituel des bars. Un armagnac fonctionne aussi, en plus rustique. Pour le triple sec, un Cointreau à 40 % tient mieux que les triples secs à 20 ou 25 %, souvent plus sucrés : baissez alors la dose d’un demi-centilitre.

Faut-il givrer le bord de la coupe avec du sucre ?

C’est la présentation classique, ajoutée après coup à la recette : frottez le bord de la coupe froide avec un quartier de citron, puis retournez-la dans une soucoupe de sucre fin. Le sucre compense l’acidité du citron, gorgée après gorgée. Beaucoup de bars ne givrent que la moitié du bord, pour laisser le choix. Si votre triple sec est déjà doux, ou si vous suivez la proportion à parts égales, passez-vous-en.

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