Le Cointreau est un triple sec : une liqueur d'écorces d'orange, douce et amère, à 40 degrés. Ce dernier point compte. La plupart des triples secs de supermarché font 20 ou 25 degrés et sont surtout sucrés ; le Cointreau, lui, tient sa place dans un cocktail sans le noyer. C'est pour ça que les barmen l'écrivent en toutes lettres dans leurs recettes plutôt que « triple sec ».
Dans le bar, il joue deux rôles. Le premier, c'est le sucre : dans une Margarita ou un Sidecar, il remplace le sirop et apporte l'orange en plus. Le second, c'est le liant : dans un Cosmopolitan, il fait tenir ensemble la vodka, le cranberry et le citron vert. Une fois qu'on a compris ça, on sait où l'utiliser et où ne pas le mettre.
La règle des tiers
Trois de nos dix recettes suivent la même formule : deux parts d'alcool, une part de Cointreau, une part de citron. C'est la Margarita à la tequila, le Sidecar au cognac, la White Lady au gin. Retenez-la et vous pourrez improviser avec n'importe quel spiritueux, le Kamikaze à la vodka n'est rien d'autre que ça.
Le Cointreau en vedette
Deux recettes le mettent devant : le Cointreau Fizz, où il est le seul alcool, allongé d'eau gazeuse et de citron vert, et le Cointreau Spritz, sur prosecco et jus d'orange. Ce sont des cocktails d'apéritif, légers, à quinze degrés à peine dans le verre. Si vous trouvez le Cointreau trop sucré pur, essayez-le comme ça.
Doses et dosage
Le Cointreau est sucré : deux centilitres suffisent dans un short drink, trois dans un long. Au-delà, il écrase. Et comme il est à 40 degrés, un cocktail où il remplace le sirop est plus fort qu'il n'en a l'air : la Margarita est un cocktail sérieux, pas une boisson de plage.
Et pour le boire seul
Sur glace, avec une rondelle d'orange, ou glacé au congélateur, dans un petit verre. C'est un digestif honnête, et une bonne façon de comprendre ce qu'il apporte aux cocktails : de l'orange fraîche devant, une pointe d'amertume derrière.