Cocktail Corner.

Jasmine

4,0 sur 51 note

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Gin, Campari, Cointreau et citron : un sour amer et acidulé inventé en Californie dans les années 1990.

Le cocktail “Jasmine” au goût légèrement amer et avec une touche d’agrumes a été inventé dans les années 1990 par le barman Paul Harrington dans le bar “Townhouse” en Californie. Harrington aurait nommé ce cocktail en l’honneur de son ami Matt Jasmin, qui lui aurait demandé de lui concocter une nouvelle recette de cocktail.

PRÉPARATION

5 min

DIFFICULTÉ

Facile

VERRE

Martini

CALORIES

≈ 140 kcal

Cocktail Jasmine servi en verre martini

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. Remplir le verre Martini de glaçons pour le refroidir

  2. Remplir le shaker avec tous les ingrédients et quelques glaçons

  3. Frapper vigoureusement une dizaine de secondes

  4. Filtrer à l'aide d'une passoire les glaçons du shaker en versant le mélange dans le verre déjà rempli de glaçons

  5. Déposer un zeste de citron sur la préparation en guise de décoration

Conseil du barman

L’intérêt du cocktail tient au centilitre de Campari : un demi de plus et l’amertume prend toute la place. Dosez-le à la mesure, jamais au jugé. Le sirop n’est utile que si votre citron est très acide — goûtez le mélange dans le shaker avant de servir.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Jasmine

  • Jasmine à l’Aperol, plus doux

    L’Aperol remplace le Campari, à 1,5 cl au lieu de 1 cl, pour compenser sa moindre amertume : 4 cl de gin, 1,5 cl d’Aperol, 1 cl de Cointreau et 2 cl de jus de citron. Le cocktail perd son côté pamplemousse amer et gagne en orange et en douceur, sans sirop ajouté. C’est la version à proposer à ceux qui trouvent le Campari trop rude, ou pour un apéritif d’été.

  • Jasmine Fizz, allongé d’eau gazeuse

    Le même mélange frappé au shaker, puis versé dans un verre highball plein de glace et complété de 6 cl d’eau gazeuse. Le cocktail devient long et léger, rose pâle, entre le Jasmine et un Gin Fizz au Campari. Avec 6 cl de champagne ou de prosecco à la place de l’eau gazeuse, il tient tête aux spritz italiens, en plus sec. Un zeste de citron dans les deux cas.

  • Paper Plane, le cousin au bourbon

    Même idée, un spiritueux, un jus d’agrume et deux liqueurs italiennes, mais à parts égales et au bourbon : 2,5 cl de bourbon, d’Aperol, d’Amaro Nonino et de jus de citron, frappés et servis en coupe. Le Paper Plane est plus sucré et plus amer à la fois, le Jasmine plus sec et plus gin. Les deux sont des créations américaines récentes, à vingt ans d’écart.

  • Gin Sour, sans les liqueurs italiennes

    Retirez le Campari et le Cointreau, et il reste un Gin Sour : 6 cl de gin, 3 cl de jus de citron, 1,5 cl de sirop de sucre et un blanc d’œuf, frappés à sec puis sur glace. C’est la base sur laquelle Paul Harrington a construit le Jasmine, en remplaçant le sucre par deux liqueurs. Si le Jasmine vous plaît, le Gin Sour est son grand-père, plus simple et plus mousseux.

Questions fréquentes

Quel goût a le cocktail Jasmine ?

Celui d’un jus de pamplemousse rose, alors qu’il n’en contient pas : c’est le tour de passe-passe du cocktail. Le Campari apporte l’amertume et la couleur, le Cointreau l’orange, le citron l’acidité, et l’ensemble évoque le pamplemousse de façon troublante. Sec, vif, un peu amer, il se boit à l’apéritif. Son créateur Paul Harrington le décrivait lui-même ainsi dans son livre de 1998.

Quel est le dosage d’un Jasmine ?

4 cl de gin, 1 cl de Campari, 1 cl de Cointreau et 2 cl de jus de citron frais, frappés au shaker. Le sirop de sucre, 1 cl, est facultatif : la recette d’origine n’en contient pas. Ces proportions respectent celles de Paul Harrington, qui comptait une mesure et demie de gin pour trois quarts de citron et un quart de chaque liqueur. Pour un pichet de quatre, multipliez tout par quatre et frappez en deux fois.

Y a-t-il du jasmin dans le cocktail Jasmine ?

Non, aucun : le cocktail tient son nom de Matt Jasmin, un ami du barman qui l’a créé, et la fleur n’y est pour rien. Si vous cherchez un cocktail au sirop de jasmin, la recette est ailleurs : 1,5 cl de sirop de jasmin dans un Gin Fizz ou dans un mojito à la place du sirop de sucre, et vous avez un « jasmine mojito ». Le sirop de jasmin se fait en infusant des fleurs séchées dans un sirop de sucre chaud, dix minutes.

Dans quel verre servir le Jasmine ?

Dans un verre à martini ou une coupe, très froids. Notre version le sert sur glace dans le verre à martini, ce qui le garde frais plus longtemps et adoucit un peu le Campari ; la version de Paul Harrington se sert sans glace, filtrée dans une coupe glacée, plus concentrée. Dans les deux cas, un zeste de citron pressé au-dessus du verre. C’est ce service en verre à martini qui vaut au cocktail son surnom de Jasmine Martini.

Quel gin pour un Jasmine ?

Un London Dry sec et classique, à 40 % ou plus, avec du genièvre : il doit tenir face au Campari et au citron sans se faire oublier. Les gins aux agrumes, orange ou pamplemousse, prolongent les liqueurs et fonctionnent très bien ; les gins floraux ou sucrés brouillent le cocktail. Le Jasmine a été créé avec un gin ordinaire de bar californien, ce n’est pas un cocktail de gin rare.

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