Paper Plane
Le Paper Plane est un petit nouveau dans le monde de la mixologie.
Son créateur est le bartender australien Sam Ross. En 2008, il a été mandaté par une connaissance à imaginer un cocktail pour le menu d’ouverture du bar à cocktail à Chicago, le Violet Hour. Son nom est inspiré du hit de M.I.A “Paper Planes” qui était populaire à l’époque. La recette du Paper Plane est souvent décrite comme une variante de celle du cocktail Last Word, ce qui est conceptuellement assez juste, bien que les deux ont des goûts bien différents. Comme le Last Word, le Paper Plane a comme base un spiritueux puissant (bourbon pour Paper Plane et gin pour Last Word) mélangée avec des agrumes et non pas une mais deux liqueurs qui dans le cas du Paper Plane sont des apéritifs italiens : l’Aperol et l’Amaro Nonino. Dans les deux cas, Paper Plane et Last Word, les ingrédients de la recette ont tous le même volume.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
- Voir la fiche →
2.5 cl
Bourbon
- Voir la fiche →
2,5 cl
Aperol
2,5 cl
Amaro Nonino
2,5 cl
Jus de citron
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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La recette du Paper Plane se prépare au shaker
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Verser dans le shaker tous les ingrédients
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Rajouter dans le shaker des glaçons jusqu’à mi-hauteur
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Frapper le shaker pendant une dizaine de secondes
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Verser le mélange dans la coupe en filtrant à l’aide d’une passoire à cocktail
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Coincer sur le rebord de la coupe un zeste de citron en guise de décoration
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Votre cocktail Paper Plane est prêt !
Conseil du barman
Quatre quarts exactement : c’est tout l’équilibre du cocktail, mesurez au jigger. L’Amaro Nonino n’a pas de vrai substitut — avec un autre amaro, attendez-vous à un résultat très différent, souvent plus amer. Coupe glacée et filtrage soigné, ce cocktail se boit très froid.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Paper Plane
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Last Word, le modèle au gin
Le cocktail dont Sam Ross s’est inspiré : 2 cl de gin, de Chartreuse verte, de liqueur de marasquin et de jus de citron vert, frappés et servis en coupe. Même structure à quatre parts égales, mais un profil très différent, herbacé et puissant, là où le Paper Plane est amer et orangé. Le Last Word date des années 1910 à Detroit, il a été redécouvert à Seattle dans les années 2000.
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Naked and Famous, au mezcal
Le Paper Plane passé au mezcal, créé en 2011 par Joaquín Simó, un collègue de Sam Ross à New York : 2,25 cl de mezcal, de Chartreuse jaune, d’Aperol et de jus de citron vert, à parts égales, frappés et servis en coupe. La fumée du mezcal et le miel de la Chartreuse jaune remplacent le bourbon et l’Amaro Nonino. Même famille, même équilibre, un autre continent.
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Jasmine, le cousin au gin et au Campari
Un autre sour aux liqueurs italiennes, plus ancien et moins sucré : 4 cl de gin, 1 cl de Campari, 1 cl de Cointreau et 2 cl de jus de citron, frappés et servis en verre à martini. Le Jasmine garde le gin en majorité, là où le Paper Plane met le bourbon à égalité avec ses liqueurs. Le premier a un goût de pamplemousse rose, le second d’orange amère et de caramel.
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Paper Plane avec un autre amaro
Sans Amaro Nonino, le cocktail change de nom dans certains bars, mais il reste bon : l’Amaro Montenegro donne une version plus douce et florale, l’Averna plus sombre et caramélisée, le Cynar un Paper Plane végétal, à réserver aux amateurs. Gardez les quatre parts égales de 2,5 cl, ou baissez l’amaro à 2 cl s’il est très amer. Le Ramazzotti, facile à trouver, est le remplaçant le plus courant.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’Amaro Nonino ?
Une liqueur amère italienne du Frioul, dans le nord-est de l’Italie, produite par la famille Nonino, célèbre pour ses grappas. L’Amaro Nonino Quintessentia, lancé en 1992, est fait sur une base d’eau-de-vie de raisin vieillie en fût, avec des herbes, des écorces et de l’orange, à 35 %. Il est plus doux et plus orangé que la plupart des amari, ce qui explique qu’il se marie si bien à l’Aperol et au bourbon. On le trouve chez les cavistes, autour de 30 euros.
Quel est le dosage d’un Paper Plane ?
Quatre parts égales : 2,5 cl de bourbon, 2,5 cl d’Aperol, 2,5 cl d’Amaro Nonino et 2,5 cl de jus de citron frais, frappés au shaker et filtrés dans une coupe glacée. La recette d’origine de Sam Ross compte trois quarts d’once de chaque, soit 2,25 cl. Pour un pichet de six, 15 cl de chaque ingrédient, mélangés à l’avance et frappés au moment de servir, le jus de citron ne se garde pas plus d’une journée.
Le Paper Plane se faisait-il avec du Campari ?
Oui, la toute première version de Sam Ross, en 2008, contenait du Campari à la place de l’Aperol. Il l’a modifiée presque aussitôt, trouvant le cocktail trop amer, et c’est la version à l’Aperol qui est partie à Chicago pour l’ouverture du Violet Hour, puis dans le monde entier. Avec du Campari, le Paper Plane est plus rouge, plus amer et plus sec ; à essayer, en descendant le Campari à 2 cl.
Quel bourbon pour un Paper Plane ?
Un bourbon de bonne tenue, à 45 % ou plus, avec du caractère : à parts égales avec deux liqueurs et du citron, un whiskey léger disparaît. Bulleit, Wild Turkey 101 ou Four Roses tiennent bien le verre. Un rye whiskey donne une version plus épicée et plus sèche, très réussie. Évitez les bourbons très boisés et vieux, qui coûtent cher pour un cocktail où l’amertume les recouvre.
Dans quel verre et comment servir le Paper Plane ?
Dans une coupe ou un verre à martini, sans glace, passé au congélateur : le cocktail se boit très froid, en trois ou quatre gorgées. Il ne se remue pas, il se frappe, dix secondes pleines, pour que le jus de citron s’aère et donne une fine mousse en surface. La décoration classique est un petit avion en papier accroché au bord de la coupe, un clin d’œil au nom ; un zeste de citron fait aussi bien l’affaire.
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