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Last Word

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Le Last Word est un cocktail qui date de l’ère avant la prohibition aux Etats-Unis.

Selon l’histoire, le créateur de la recette serait le bartender Frank Forgaty mais ce n’est pas lui qui l’aurait servi pour la première fois au Detroit Athletic Club en 1915. Sa recette a également été retrouvée dans le livre “Bottom’s Up” de Ted Saucier en 1951, mais il a fallu attendre plusieurs décennies après la fin de la prohibition que le Last Word regagne sa place dans le monde de la mixologie. Aujourd’hui, de nouvelles variations existent comme le Paper Plane.

PRÉPARATION

5 min

DIFFICULTÉ

Facile

VERRE

Coupe

Cocktail Last Word servi en coupe

Recette pour 1 verre

1

Ingrédients (pour 1 verre)

Matériel recommandé

Spiritueux & mixers

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Préparation

  1. La recette du Last Word se prépare au shaker

  2. Verser dans le shaker tous les ingrédients

  3. Rajouter dans le shaker quelques glaçons

  4. Frapper le shaker pendant une dizaine de secondes

  5. Verser le mélange dans la coupe en filtrant à l’aide d’une passoire à cocktail

  6. Déposer une cerise à l’eau de vie sur une pique en guise de décoration

  7. Votre cocktail Last Word est prêt !

Conseil du barman

Quatre ingrédients à parts strictement égales : ce cocktail ne pardonne aucune approximation, mesurez au jigger. La Chartreuse verte est puissante, et ce sont le citron vert et le marasquin qui la tiennent — si vous réduisez l’un, réduisez tout dans la même proportion.

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Recette mise à jour le

Les variantes du Last Word

  • Paper Plane, le cousin au bourbon

    Même principe de quatre parts égales, créé en 2008 par Sam Ross : bourbon, Aperol, Amaro Nonino et jus de citron, frappés et servis en coupe. L’amertume douce de l’Aperol et de l’amaro remplace la puissance herbacée de la Chartreuse. C’est le plus connu des descendants du Last Word, et le plus accessible pour qui trouve la Chartreuse trop forte.

  • Final Ward, au rye whiskey

    Le gin cède la place à 2 cl de rye whiskey et le citron vert au citron jaune, Chartreuse verte et marasquin ne bougent pas. Créé en 2007 par Phil Ward au bar Death & Co, à New York, ce jeu de mots sur le Last Word garde l’équilibre sec et herbacé de l’original, avec le fond épicé du seigle en plus. Une cerise au marasquin plutôt qu’à l’eau-de-vie en décoration.

  • Last Word à la tequila ou au mezcal

    2 cl de tequila blanche à la place du gin, tout le reste à l’identique : l’agave et la Chartreuse s’entendent bien, et le citron vert est déjà chez lui. Avec un mezcal, le cocktail prend une note fumée qui tient tête à la liqueur ; c’est la version préférée de beaucoup de bars. Dans les deux cas, gardez les parts strictement égales et la coupe bien froide.

  • Naked and Famous, à la Chartreuse jaune

    Mezcal, Chartreuse jaune, Aperol et jus de citron vert, à parts égales, créé en 2011 par Joaquín Simó au Death & Co de New York et présenté par son auteur comme le croisement du Last Word et du Paper Plane. La Chartreuse jaune, plus douce et plus miellée que la verte, et l’Aperol en font un cocktail moins sec, orange et fumé. Même coupe, même shaker.

Questions fréquentes

D’où vient le nom « Last Word » ?

« Le dernier mot ». Le cocktail apparaît au Detroit Athletic Club vers 1915 et 1916, où il est attribué à Frank Fogarty, un artiste de vaudeville réputé pour ses monologues, d’où sans doute le nom. Oublié après la prohibition, il figure dans le livre Bottoms Up de Ted Saucier en 1951, puis revient à la mode en 2004 grâce à Murray Stenson, barman du Zig Zag Café à Seattle, qui le remet à sa carte. Depuis, il est sur celle de tous les bars à cocktails.

Quel est le dosage exact d’un Last Word ?

Quatre parts égales : 2 cl de gin, 2 cl de Chartreuse verte, 2 cl de liqueur de marasquin et 2 cl de jus de citron vert, soit 8 cl avant dilution, la bonne mesure pour une coupe. Les bars américains dosent en trois quarts d’once, environ 2,2 cl de chaque, ce qui revient au même. Pour un verre plus long, passez à 2,5 cl de chaque, jamais davantage : la Chartreuse à 55 % se fait vite sentir.

Peut-on remplacer la Chartreuse verte ?

Pas sans changer de cocktail. La Chartreuse verte, à 55 %, est élaborée à partir de 130 plantes par les moines chartreux, et rien ne lui ressemble tout à fait. La Chartreuse jaune, à 40 %, plus douce, donne un Last Word plus rond et plus sucré : réduisez alors le marasquin à 1,5 cl. Un génépi ou une liqueur de plantes alpines s’en approche de loin. Quand la Chartreuse manque en rayon, ce qui arrive depuis quelques années, mieux vaut attendre que tricher.

Quel gin pour un Last Word ?

Un London Dry classique, bien genévré, à 40 % ou plus : il doit se faire entendre entre la Chartreuse et le marasquin, deux liqueurs très parfumées. Les gins floraux ou fruités disparaissent. Un gin plus corsé, à 45 ou 47 %, comme les navy strength, tient encore mieux la distance. Le marasquin, lui, doit être une vraie liqueur de cerise marasque, type Luxardo, et non un sirop de cerise.

Peut-on préparer le Last Word à l’avance ?

Oui : mélangez gin, Chartreuse et marasquin dans une bouteille, à parts égales, elle se garde des semaines au frais. Le citron vert, lui, se presse le jour même et s’ajoute au moment de frapper, il s’oxyde en quelques heures. Pour six coupes, 12 cl de chaque ingrédient, puis frappez par deux verres à la fois : un shaker rempli de six doses refroidit mal et dilue de façon inégale.

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