Sazerac
Le Sazerac vit le jour dans un bar qui porte le même nom en 1850 à New Orleans.
Son auteur n’est autre que le propriétaire du bar qui détenait une licence de distribution pour le Sazerac de Forge et Fils, cognac français. Le Sazerac est aujourd’hui le cocktail officiel de la Nouvelle Orléans. Vous le retrouverez à la carte de tous les bons bars à cocktails des Etats-Unis.
Recette pour 1 verre
Ingrédients (pour 1 verre)
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1,5 cl
Absinthe
5 cl
Rye whiskey
1 cl
Sirop de sucre
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2 traits
Peychaud's Bitters
Glaçons
Matériel recommandé
Spiritueux & mixers
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Préparation
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Le cocktail Sazerac se réalise dans un verre à mélange
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Remplir le verre Old fashioned de glaçons
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Verser l’absinthe dans le verre puis mélanger la avec les glaçons
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Remplir le verre à mélange de glaçons
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Verser dans le verre à mélange le whisky, le sirop de sucre et le Peychaud’s bitter
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Vider le verre Old-fashioned de ses glaçons et l’absinthe
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Verser la boisson du verre à mélange dans le verre Old-fashioned en filtrant les glaçons
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Ajouter éventuellement un zeste de citron en guise de décoration
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Votre Sazerac original est prêt !
Conseil du barman
L’absinthe ne reste pas dans le verre : elle sert à en tapisser les parois, puis on la jette avec la glace. C’est un parfum, pas un ingrédient. Et le Peychaud’s n’est pas interchangeable avec l’Angostura, ses notes anisées et florales font l’identité du cocktail.
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Recette mise à jour le
Les variantes du Sazerac
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Sazerac au cognac, la recette d’origine
Avant le rye, le cognac : au XIXᵉ siècle, le Sazerac se faisait avec le cognac Sazerac de Forge et Fils qui lui a donné son nom, jusqu’à ce que le phylloxéra ruine les vignobles français et que le whisky américain le remplace. Reprenez la recette avec 5 cl de cognac VSOP : plus rond, plus fruité, moins épicé. Beaucoup de bars de la Nouvelle-Orléans servent aujourd’hui un mélange moitié cognac, moitié rye.
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Vieux Carré, l’autre classique de la Nouvelle-Orléans
Créé à l’hôtel Monteleone dans les années 1930, dans le quartier français qui lui donne son nom : bourbon ou rye, cognac, vermouth rouge, une touche de Bénédictine et les deux bitters, Peychaud’s et Angostura. Il partage avec le Sazerac le whisky, le cognac des origines et le Peychaud’s, mais il est plus doux, plus complexe, et se sert sur glace. Le Sazerac est le père austère, le Vieux Carré le fils aimable.
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Old Fashioned, le cousin sans absinthe
Retirez le rinçage à l’absinthe, remplacez le Peychaud’s par de l’Angostura et servez sur un gros glaçon : c’est un Old Fashioned. Les deux cocktails descendent de la même formule du XIXᵉ siècle, spiritueux, sucre, bitters, eau. Le Sazerac est en somme un Old Fashioned de la Nouvelle-Orléans, servi sans glace, parfumé à l’anis et au bitter rouge local. Passer de l’un à l’autre demande une bouteille de plus.
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Sazerac au pastis ou à l’Herbsaint
Sans absinthe, tapissez le verre avec 1,5 cl de pastis ou de Pernod : l’anis est là, moins amer et moins fort. C’est ce qu’a fait la Nouvelle-Orléans elle-même après l’interdiction de l’absinthe en 1912, avec l’Herbsaint, une liqueur anisée locale créée en 1934 et toujours utilisée dans le Sazerac de nombreux bars de la ville. La dose reste un parfum : on rince le verre et l’on jette l’excédent.
Questions fréquentes
Quel est le dosage d’un Sazerac ?
5 cl de rye whiskey, 1 cl de sirop de sucre et deux traits de Peychaud’s Bitters, remués sur glace au verre à mélange, puis filtrés dans un verre old fashioned glacé dont on a tapissé les parois avec 1,5 cl d’absinthe. Pas de glace dans le verre de service. La recette de l’IBA retient un morceau de sucre écrasé plutôt que le sirop, et laisse le choix entre cognac et rye. Un cocktail court et fort, autour de 35 degrés dans le verre, à boire lentement.
Quel whisky pour un Sazerac ?
Un rye whiskey, le whisky de seigle américain, sec et épicé, à 45 ou 50 % : c’est lui qui a remplacé le cognac dans les années 1870 et qui définit le cocktail aujourd’hui. La maison Sazerac vend son propre rye sous ce nom, mais tout rye de qualité convient. Un bourbon donne un Sazerac plus doux et plus vanillé, acceptable mais moins tendu. Évitez le scotch : l’anis et le bitter ne s’entendent ni avec la tourbe ni avec le malt.
Quels sont les cocktails de la Nouvelle-Orléans ?
Le Sazerac, cocktail officiel de la ville depuis 2008, ouvre la liste. Viennent ensuite le Vieux Carré de l’hôtel Monteleone, le Ramos Gin Fizz et sa mousse montée de longues minutes, le Hurricane du Pat O’Brien’s, le Grasshopper à la crème de menthe, le Brandy Milk Punch et le Café Brûlot flambé. Presque tous partagent le Peychaud’s Bitters, créé par un apothicaire créole du quartier français au XIXᵉ siècle. Aucune ville américaine n’a autant donné au cocktail.
Pourquoi le Sazerac se sert-il sans glace ?
Parce qu’il est déjà dilué et refroidi au verre à mélange : les vingt secondes de remuage sur glace apportent l’eau nécessaire, et un glaçon dans le verre continuerait de le diluer jusqu’à l’affadir. Le verre old fashioned, glacé au préalable, garde le cocktail froid le temps de le boire. Servi ainsi, il concentre l’anis, le bitter et le seigle. Ceux qui le préfèrent plus long peuvent le servir sur un seul gros glaçon, mais ce n’est plus tout à fait un Sazerac.
Le Sazerac est-il le premier cocktail américain ?
C’est ce que dit la légende de la Nouvelle-Orléans, qui fait remonter la recette à l’apothicaire Antoine Amédée Peychaud, créateur des bitters du même nom, dès les années 1830. Les historiens sont plus prudents : le mot « cocktail » est attesté dès 1806, bien avant, et la première mention écrite du Sazerac date de la fin du XIXᵉ siècle. Ce qui est sûr, c’est qu’il est l’un des plus anciens cocktails encore servis tels quels, et l’un des rares à porter le titre officiel d’une ville.
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